Jeux sur mobile: I-Play
I-Play, l’éditeur de jeux sur mobile lance en exclusivité à l’occasion des JO, son jeu Torino 2006 et prépare la sortie du jeu adapté de la série « 24 Heures Chrono ». Paul Maglione, vice-président de l’édition et du marketing chez IPlay, prévoit pour 2006 un nouveau doublement du chiffre d’affaires de la société.
Pouvez-vous nous présenter votre société ?
I-Play est une société écossaise d’origine. Elle a été fondé en 1998 et dès le départ s’est spécialisé dans les jeux pour téléphone mobiles. Au départ I-Play éditait essentiellement des jeux accessibles sur le Wap et en format texte SMS et depuis 2002, nous proposons des jeux téléchargeables grâce aux nouveaux terminaux Java et Blue.
Comment se situe votre société sur le marché de l’édition de jeux sur mobile ?
Le marché des jeux mobiles, qui représente 2 à 2,5 milliards de dollars, rassemble une dizaine de sociétés de taille importante en Europe. I-Play est leader sur le marché britannique et numéro 2 en Europe derrière Gameloft et figure parmi les quatre premiers éditeurs sur le marché américain. En terme de chiffre d’affaire nous avons doublé nos résultats chaque année depuis notre création.
Quel est le potentiel de croissance sur le marché des jeux sur mobile ? A quelle échéance pensez-vous que le marché atteindra sa maturité ?
Sur le marché européen le taux de pénétration des jeux sur mobile se situe autour de 5% ; c’est-à-dire que sur 100 personnes disposant d’un téléphone mobile, seules 5 d’entre elles ont acheté un jeu. Parmi les jeunes, notre cible principale, 25 à 50% d’entre eux téléchargent des jeux. Nous avons donc encore une marge de progression importante.
Vous lancez à l’occasion de l’ouverture des JO, le jeu sur mobile Turino 2006. Comment avez-vous obtenu cette exclusivité et comment se sont passés les négociations ?
L’accord remonte à fin 2004, lorsque j’ai contacté International Sports Multimedia (ISM) une petite société américaine détentrice des droits de jeux vidéos consoles et mobiles pour les JO. A l’époque ISM ne connaissait pas I-Play et connaissait très mal le marché des jeux sur mobile. Nous avions déjà une grande crédibilité sur ce marché en particulier pour les jeux de sport comme Tiger Woods et un réseau de distribution très important.
Quels sont vos objectifs en terme de revenus pour ce jeu?
La spécificité de Turino 2006 est que c’est un jeu qui va bien se vendre mais sur une période beaucoup plus courte que pour les jeux d’arcade par exemple. Au-delà d’une logique de revenus, nous estimons qu’un jeu est rentable à partir de 500 000 copies vendues et qu’il devient un succès quand il atteint les 2 millions d’exemplaires. Notre objectif est donc d’atteindre voire de dépasser ce chiffre.
Quels sont les types de jeux qui connaissent les plus grands succès ?
Nos deux jeux issus de Fast and Furious and Too Fast Too Furious ont été notre plus grand succès. De manière générale les jeux de courses sont très appréciés de même que les jeux de sport tels que Fifa et Tiger Woods. De manière générale le sport est très. Ce marché représente 25 à 30% aux Etats-Unis et 30 à 35% en France des jeux sur mobiles. Viennent ensuite les jeux de puzzles et les jeux d’action.
Votre marché passe-t-il essentiellement par les opérateurs, avez-vous conclu des accords avec les constructeurs ?
En effet notre marché passe à 90% par les portails nous redistribuent une part des revenus issus des ventes : 50% en France, 70% aux Etats-Unis et jusqu’à 80% au Japon. Ensuite nous négocions aussi avec des constructeurs pour précharger nos jeux sur leurs téléphones mobiles. Nous avons conclu récemment un accord avec un constructeur européen pour le jeu 24, adapté de la série américaine « 24 Heures Chrono ». Celui-ci sera intégré en version démo à certains appareils.
Comment s’annonce l’année 2006 ?
2006 va être l’année du développement des jeux mobiles en 3D qui seront accessible grâce aux nouveaux terminaux 3G qui sont équipés d’un écran plus large et d’une mémoire plus importante. Les jeux vont ainsi être plus élaborés avec des usages et des fonctionnalités similaires à celle d’une game-boy. Par ailleurs, en 2005 le marché des jeux sur mobiles a connu des résultats assez faibles en Europe contrairement au marché américain qui lui, a été très dynamique. En 2006, l’Europe devrait à nouveau passer devant les Etats-Unis. Les consommateurs européens vont peu à peu se familiariser avec les nouveaux terminaux et réaliser leur potentiel. Nous prévoyons à nouveau un doublement de notre chiffre d’affaires en 2006. Source elenbi.com