Publié le 27 février 2008, modifié le 16 octobre 2014.
Par La Rédaction

Intersec, traite 50 000 SMS par seconde

Publié le 27 février 2008, modifié le 16 octobre 2014.
Par La Rédaction

Intersec, une petite entreprise de soft, fondée en 2004 a fait récemment parler d’elle pour avoir terrassé quelques mastodontes du secteur : Nokia, Ericsson, Logica… Face à ces grands noms du secteur, le petit français s’est imposé lors d’un appel d’offre lancé par Orange pour la mise en place d’une plateforme pour SMS, MMS… Et la gestion de ces flux est justement la spécialité d’Intersec. Quand ses concurrents traitent 120 SMS par seconde, elle en traite 50 000. Et comment accomplit-on un tel miracle ?

En faisant simple, m’explique Olivier Guillaumin, un ancien de Netgem, qui préside le conseil de surveillance de la start-up. Les éditeurs de logiciels se sont dévoyés ces dernières années, suivant ainsi la loi édictée par Niklaus Wirth – inventeur, entre autre, du langage Pascal – voulant que, plus la vitesse du matériel augmente (selon la loi de Moore), plus le logiciel ralentit ledit matériel. L’équipe d’Intersec a donc chamboulé les méthodes traditionnelles de développement. A la manière de ces horlogers bijoutiers n’oeuvrant qu’à la lumière du jour, ses ingénieurs travaillent avec du matériel moderne, mais en utilisant des méthodes d’organisation des années 70, lorsque les programmes s’écrivaient avec peu de mémoire et peu de puissance de calcul. Ils ne développent pas en Java mais en C. « Cela demande beaucoup de rigueur mais on gagne en efficacité, notamment lorsqu’il s’agit de repérer des erreurs de programmation », assure Yann Chevalier, le jeune PDG de l’entreprise. Quand les solutions de la concurrence tiennent à peine sur un DVD, son programme à lui s’inscrit à l’aise sur une disquette. Le travail demande quatre à cinq fois moins d’ingénieurs et deux fois moins de temps. Olivier Guillaumin adore parler par image : pour construire des pyramides il faut beaucoup d’ouvriers, mais pour le logiciel, la quantité de main d’œuvre ne compte pas. Plus il y a de monde, plus ça coûte cher, et moins c’est efficace. En six mois d’exploitation, Orange a rentabilisé 20 fois sa nouvelle plateforme. Source tech.blogs.challenges.fr

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