Telefónica pousse l’économie circulaire jusqu’à 95% de ses déchets

Image d'illustration. Gros plan d un smartphone futuriste avec interface ia coloréeADN
Avec plus de 4 millions d’appareils traités en 2025, Telefónica industrialise le réemploi à grande échelle. Un signal fort pour toute la chaîne télécom.
En bref
- Telefónica a traité plus de 4 millions d’appareils
- 75% réemployés, 25% recyclés en 2025
- La supply chain est désormais directement mobilisée
Plus de 4 millions d’appareils ont été pris en charge par Telefónica en 2025. Là, on sort du simple affichage RSE. Entre les équipements des clients, ceux des opérations et le matériel de bureau, l’opérateur dit avoir réemployé ou recyclé 95% de ses déchets, avec un cap inchangé, le Zero Waste en 2030.
Quatre millions d’appareils, et une logique industrielle derrière
Dans le détail, Telefónica a traité ce stock selon une hiérarchie assez claire, d’abord le réemploi, puis le recyclage quand il n’y a plus d’issue technique. Sur l’ensemble des équipements électroniques collectés, 75% ont été réutilisés et 25% recyclés. Le chiffre le plus parlant reste peut-être ailleurs, avec 3 millions de routeurs et décodeurs inclus dans ce flux. Concrètement, moins d’appareils neufs à fabriquer, donc moins de ressources consommées et moins d’émissions de CO2 associées.
Le réseau et le mobile passent du discours aux chiffres
Sur les équipements réseau, Telefónica annonce plus de 780000 unités réemployées d’ici 2025. Cela lui permet aussi d’atteindre l’engagement sectoriel porté par la GSMA, avec un taux de 100% de réemploi ou de recyclage pour les équipements collectés.
Côté terminaux mobiles, le groupe a récupéré près de 95 tonnes d’appareils et remis en circulation plus de 357000 mobiles. Cela correspond à la collecte de 15% de tous les terminaux distribués. Et pour les appareils récupérés, le taux de réemploi ou de recyclage atteint là aussi 100%. Résultat, ce n’est plus un pilote. C’est déjà une mécanique opérationnelle.
Pourquoi c’est important pour l’écosystème télécom
Chez Telefónica, la circularité n’est pas présentée comme un sujet périphérique. Le groupe l’inscrit au cœur de sa stratégie climat, de son efficacité dans l’usage des ressources et de sa compétitivité. Maya Ormazabal, directrice mondiale du développement durable, résume cette ligne en expliquant que l’économie circulaire est un pilier prioritaire pour avancer vers une entreprise plus efficace, plus innovante et plus compétitive, tout en réduisant l’impact environnemental de l’activité technologique.
Pour le secteur, le signal est assez net. Quand un grand opérateur intègre ces critères dans ses choix techniques et ses investissements, cela pèse sur tout l’écosystème, du matériel réseau jusqu’aux terminaux.
Les achats et le design deviennent le vrai terrain de jeu
Et c’est sans doute le point le plus intéressant. Telefónica insiste sur l’alignement avec sa chaîne d’approvisionnement pour intégrer des critères circulaires dans les achats d’équipements électroniques. Recyclage, durabilité, réparabilité, dès la conception.
Cette coopération a déjà débouché sur des produits comme le FTTR ou le routeur Movistar WiFi 7, présenté avec des fonctions d’efficacité énergétique, 70% de matériaux recyclés et un emballage en matériaux recyclés certifiés FSC. Pour un groupe télécom, c’est là que ça devient stratégique. Pas seulement dans le traitement de fin de vie, mais dans la manière de concevoir le prochain appareil.