Toucher sa cible de la manière la plus pertinente possible
Depuis deux ans, P&G mène une révolution culturelle qui l’amène à porter une attention accrue aux opérations Internet et de « street marketing ».La décision de Procter & Gamble de bouder cette année – publicitairement parlant – les deux événements télévisés les plus regardés aux Etats-Unis, le Super Bowl et la remise des oscars d’Hollywood, a fait l’effet d’une onde de choc : le plus important annonceur américain avait perdu la foi dans le spot publicitaire de 30 secondes ! Une révolution cathodique. L’absence d’Unilever au Super Bowl a confirmé que la disgrâce était sans appel. Une surprise ?
Pas tout à fait : la tendance est en gestation depuis quelque temps. Selon le cabinet de recherche PQ Media, les dépenses marketing et publicité « alternative » sur la téléphonie mobile et sur le Net se sont accrues de 16,4 % au premier semestre 2006. A rebours, sur la même période, les médias traditionnels n’ont enregistré qu’une modeste hausse de 4,5 % de leurs recettes publicitaires.« La télévision reste un très bon moyen de communiquer avec nos consommateurs et, à ce titre, elle est appelée à demeurer une partie importante de notre stratégie marketing », rétorque, Jeannie Tharrington, porte-parole de P&G, avant de préciser, « chaque marque prend ses décisions marketing afin de toucher sa cible de la manière la plus pertinente possible ». Une approche défendue précocement par l’ancien directeur de marketing de P&G, Bob Weiling. Dès 2002 en effet, il expliquait qu’Internet ne remplacerait jamais la télévision – medium de masse incomparable pour « pousser » un message – mais que, en revanche, le Web offrait une valeur ajoutée incomparable en permettant de cibler ce message individu par individu. A condition, toutefois, de savoir combiner télévision et Internet de façon à démultiplier les points de contact avec le consommateur. Source et suite ici