Social commerce : comment TikTok Shop et Shein transforment l’achat en France

Image d'illustration. Gros plan d un jeune adulte utilisant une application de shopping sur smartphoneUn jeune adulte interagit avec une application de shopping colorée sur son smartphone au cœur d'une ville vibrante.
Porté par TikTok Shop et Shein, le social commerce bouleverse les habitudes d’achat des Français. Entre génération Z ultra-connectée et attachement persistant aux magasins, les marques doivent repenser leurs stratégies à l’horizon 2026.
Tl;dr
- Montée du social commerce chez les jeunes Français.
- Qualité et prix des produits varient selon le canal.
- Besoins consommateurs : expérience, service client, simplicité.
Nouveaux comportements d’achat : la montée en puissance du social commerce
Les habitudes de consommation des Français connaissent actuellement une transformation profonde, sous l’effet conjugué de la diversification des canaux d’achat. Si les boutiques traditionnelles et les plateformes comme Vinted restent présentes, l’essor fulgurant du social commerce, incarné par des acteurs tels que TikTok Shop ou encore Shein, change la donne – surtout parmi la génération Z. Cette tendance n’échappe à personne : près d’un tiers des sondés déclarent désormais utiliser davantage les réseaux sociaux pour effectuer leurs achats qu’il y a un an.
Cela étant dit, cette évolution ne signifie pas pour autant la disparition du commerce physique. Malgré une baisse de fréquentation chez 25 % des répondants, 45 % affirment conserver un attachement à l’expérience en magasin. La transition vers le digital se fait donc sans rupture totale.
Régions et générations : des approches différenciées
Derrière ce tableau global, on observe de forts contrastes selon les territoires et les âges. Par exemple, en Corse, seuls 11 % notent une moindre fréquentation des magasins physiques alors que ce taux atteint jusqu’à 33 % en Bourgogne-Franche-Comté. Les usages numériques progressent cependant partout, avec une préférence marquée pour les plateformes sociales dans l’Île-de-France (33 %) ou en Provence-Alpes-Côte d’Azur (32 %).
Chez les plus jeunes (18-24 ans), la dynamique est frappante : 47 % affirment acheter davantage via les réseaux sociaux, contre seulement 12 % chez les plus de 55 ans. Quant à la qualité perçue des produits issus de ces canaux émergents, elle divise : si 24 % jugent leur niveau comparable à celui du e-commerce classique (avec un avantage prix), un quart se montrent déçus par certaines commandes.
Le marketing s’adapte : influenceurs, vitrines et IA
Face à cette mosaïque d’attentes et d’habitudes, quelles stratégies tirent leur épingle du jeu ? Selon notre enquête auprès de 2 000 adultes, trois leviers majeurs retiennent particulièrement l’attention :
- Les vitrines physiques demeurent influentes (citées par 33 %).
- L’impact croissant des publicités sur Internet et réseaux sociaux.
- L’émergence d’influenceurs et recommandations pilotées par l’intelligence artificielle.
Des nuances apparaissent encore selon l’âge ou la région : en Corse, la vitrine reste reine (44 %), tandis que les moins de trente ans plébiscitent clairement le marketing digital.
Perspectives pour les marques à l’horizon 2026
Pour répondre à ces mutations, les attentes sont claires : échantillons gratuits (35 %), service client réactif (32 %), mais aussi expérience renforcée en magasin figurent parmi les priorités exprimées. La demande pour moins de publicités intempestives monte également.
En somme, il n’y a pas de recette unique. Les marques devront conjuguer innovation digitale, personnalisation et qualité relationnelle pour capter, puis fidéliser une clientèle dont les repères ne cessent d’évoluer.