Robotaxi : Tesla, Baidu, Waymo… qui dominera le futur de la conduite autonome ?

Image d'illustration. Taxi robotique futuriste dans les rues de pékinADN
Le marché du robotaxi entre dans une phase critique : géants américains et chinois redoublent d’efforts pour dominer cette nouvelle frontière technologique, avec l’Europe en embuscade et des perspectives économiques colossales.
Tl;dr
- Robotaxi : essor mondial et rivalités accrues en 2025
- Revenus logiciels multipliés par 1 000 d’ici 2046
- Chine, États-Unis et Europe : marchés clés à surveiller
Une compétition mondiale s’intensifie autour du robotaxi
Le marché des véhicules autonomes de niveau SAE 4 connaît en 2025 une accélération spectaculaire, où la concurrence entre les géants américains et chinois s’avère particulièrement vive ce que montre une étude d’idtechex. Si le paysage a longtemps semblé dominé par Waymo, pionnier avec ses déploiements dans des villes comme Phoenix, San Francisco ou encore Atlanta, la dynamique change rapidement. Depuis que Cruise s’est retiré fin 2024, d’autres acteurs ont saisi l’opportunité de prendre leur part du gâteau.

Image d’illustration. Robotaxi Rvenue SoftwareIDTechEx / PR-ADN
Des avancées majeures sur le sol américain
Au fil des mois, les initiatives se multiplient aux États-Unis. En juin, Tesla a lancé son propre service de robotaxi à Austin, ouvrant dès septembre ses véhicules sans superviseur humain à la clientèle locale, tout en conservant un contrôle à distance—un point qui soulève toujours quelques questions sur la maturité technologique. De leur côté, deux sociétés viennent renforcer le secteur : d’un côté, Zoox, qui propose un véhicule conçu exclusivement pour l’autonomie, sans volant ni pédales ; de l’autre, May Mobility, qui expérimente avec des Toyota Sienna hybrides dans le cadre d’un partenariat avec Lyft. Autant d’exemples qui témoignent de l’effervescence du secteur. Selon IDTechEx, près d’un quart des revenus logiciels issus du marché mondial du robotaxi devrait provenir des États-Unis d’ici 2046.
L’essor chinois et les ambitions européennes
Parallèlement, la Chine continue de consolider sa position dominante grâce à la taille colossale de son marché potentiel. Seul véritable rival de Waymo à grande échelle, Apollo Go, filiale du groupe technologique Baidu, opère déjà dans plus d’une douzaine de grandes villes chinoises. Sa flotte dépasse désormais le millier de véhicules autonomes ; ses ambitions débordent même les frontières nationales puisqu’un déploiement au Royaume-Uni et en Allemagne est prévu pour 2026. Plusieurs autres acteurs nationaux—Pony.ai, WeRide, mais aussi des challengers comme Momenta ou Black Sesame—développent eux aussi leur technologie. D’ailleurs, IDTechEx anticipe que plus de la moitié des revenus logiciels liés au robotaxi seront générés par la Chine à l’horizon 2046.
Quant à l’Europe ? Si le Vieux Continent reste encore en retrait comparé aux mastodontes américain et chinois, tout indique qu’il deviendra un champ de bataille majeur pour la suprématie technologique : plusieurs jeunes pousses telles que Wayve ou Motor AI avancent leurs pions.
Diversification et perspectives mondiales prometteuses
Enfin, il faut souligner que certains acteurs misent sur une diversification notable. Par exemple, AutoX vient de présenter le premier véhicule autonome privé conforme au niveau SAE 4 sous le nom Tensor—une nouveauté dont l’impact commercial reste incertain pour l’instant.
Globalement, selon IDTechEx, on pourrait assister à une multiplication par mille des revenus issus des logiciels pour véhicules autonomes entre 2026 et 2046. Outre les États-Unis et la Chine, des marchés émergents comme l’Europe, le Japon ou encore le Moyen-Orient devraient voir fleurir ces services avant la fin de la décennie. Les prochaines années promettent donc une lutte intense pour l’avance technologique et commerciale dans ce secteur en plein essor.