Baidu envisage de lancer dès cette année des essais d’Apollo Go, son robotaxi, en Europe

Image d'illustration. BaiduADN
Le géant chinois de la tech Baidu envisage de lancer, dès cette année, les premiers essais de son service de robotaxis Apollo Go sur le continent européen, marquant ainsi une étape importante dans l’expansion internationale de ses véhicules autonomes.
Tl;dr
- Baidu teste Apollo Go en Suisse dès fin 2024.
- Expansion européenne pour éviter la surveillance américaine.
- Concurrence directe avec Uber sur les robotaxis.
Baidu prépare son arrivée en Europe avec Apollo Go
Si tout se passe comme prévu, l’Europe pourrait bientôt accueillir un nouveau poids lourd des robotaxis. Selon le The Wall Street Journal, le groupe chinois Baidu prévoit de lancer ses premiers tests d’Apollo Go sur le Vieux Continent, plus précisément en Suisse, d’ici la fin de l’année. Pour ce faire, l’entreprise négocie actuellement avec PostAuto, filiale de la Poste suisse, qui assure déjà des services de bus dans les zones rurales du pays.
Une stratégie internationale pragmatique
Ce choix de la Suisse ne doit rien au hasard. Confrontées à une méfiance croissante aux États-Unis envers les sociétés chinoises, celles-ci cherchent de nouveaux terrains de jeu pour déployer leurs innovations. Ainsi, l’Europe apparaît comme un territoire stratégique où il est possible de tester et de développer des solutions de conduite autonome sans subir une surveillance réglementaire excessive. Afin d’accélérer son implantation, Baidu s’apprête à créer une entité locale dans les prochains mois.
L’offensive mondiale s’accélère
La dynamique d’expansion internationale ne date pas d’hier pour le géant chinois. Au printemps dernier, l’entreprise annonçait déjà le déploiement de 100 véhicules entièrement autonomes à Dubaï, ambitionnant d’atteindre 1 000 unités dans la ville émiratie à horizon 2028. En parallèle, les essais se multiplient à Hong Kong et un projet d’expérimentation serait dans les cartons pour la Turquie. Il faut rappeler qu’en Chine même, le service Apollo Go couvre déjà toutes les grandes métropoles comme Pékin, Canton ou encore Shanghai.
Un marché européen sous tension concurrentielle
Mais cette arrivée n’échappera pas à la concurrence. D’autres acteurs majeurs ont flairé l’opportunité. C’est notamment le cas d’Uber, qui vient tout juste de conclure un partenariat avec la start-up chinoise Momenta. Ensemble, ils visent eux aussi une entrée remarquée sur le marché européen du robotaxi dès 2026.
Dans ce contexte effervescent, voici ce que l’on peut attendre concrètement lors des premiers essais suisses :
- Lancement progressif : présence obligatoire d’un conducteur au début.
- Déploiement limité avant toute opération totalement autonome.
Il faudra donc patienter avant de voir circuler des taxis sans chauffeur sur les routes helvétiques – mais la course mondiale autour du véhicule autonome est bel et bien lancée.