Publié le 18 mai 2022.
Par La Rédaction

Le secteur de la mobilité doit penser de manière encore plus disruptive

Publié le 18 mai 2022.
Par La Rédaction

La mobilité est plus qu'un simple déplacement d'un point A à un point B, c'est une expérience et une liberté. Un nouvel OS, Incari souhaite bouleverser notre relation à la mobilité.

Définir la mobilité n’est pas simple, la possibilité et le droit d’être mobile et de se déplacer librement devraient être ouverts à tous. Et pourtant c’est tout sauf acquis. La mobilité est plus qu’un simple déplacement d’un point A à un point B, c’est une expérience et une liberté. Le fondateur de Incari Development Platform, Osman Dumbuya donne sa vision sur la mobilité de demain. La startup propose une interface utilisateur pratique pour concevoir des interfaces complexes sans connaissances en programmation. L’objectif est de développer et d’implanter un nouveau type de système d’exploitation en Europe, une alternative européenne pour une mobilité numérique équitable et durable.

La vidéo ci-dessous illustre la démarche d’Incari, construire une infrastructure numérique qui donne à chacun la souveraineté sur ses données personnelles, qui préserve les ressources naturelles. Une infrastructure qui rendra le développement et l’utilisation de la technologie aussi simples et équitables que possible. Pour cela, il essaye de créer un tout nouvel écosystème numérique avec cinq piliers : une plateforme de développement d’applications, un système d’exploitation, du matériel, une place de marché et des composants informatiques.

Selon vous, quel est le plus grand défi de la révolution de la mobilité ? Comment peut-il être surmonté ?

Pour lui, le plus grand défi est de concilier des intérêts différents. D’une part, c’est voyager, conduire, voler, et d’autre part, c’est protéger l’environnement et les ressources. Cela nous laisse face à une décennie qui verra un changement radical dans la perception et la mise en œuvre de la mobilité. La numérisation aidera à relever ce défi. Cela commence déjà à petite échelle : dois-je avoir dix applications pour partager des voitures, des scooters, des vélos, des bus et des trains, ou puis-je me débrouiller avec une qui m’offre l’organisation optimale et intégrée ? Y aura-t-il peut-être que des bus, car plus personne ne veut conduire seul ? Ou y aura-t-il de toutes nouvelles façons d’être présent dans d’autres espaces ? Bien sûr, les gens auront toujours envie de voyager à l’autre bout du monde, mais avec une nouvelle conscience de la mobilité.

Quels sont les plus grands défis de mobilité pour cette industrie ?

Nous devons rompre avec les vieux schémas. Le meilleur exemple de cela, ce sont les voitures. Les voitures telles qu’elles sont maintenant sont optimisées année après année, mais restent dans le cadre familier. L’électrification est célébrée comme une révolution, mais ce n’est qu’un des nombreux éléments de base nécessaires. L’industrie de la mobilité doit penser de manière beaucoup plus disruptive ! Le développement technologique est devenu si rapide que des idées plus radicales sont nécessaires.

Quels “meilleurs cas”de mobilité vous impressionnent particulièrement en ce moment, et pourquoi ?

L’industrie est souvent plus innovante que beaucoup ne le pensent. Le groupe Volkswagen, par exemple, a lancé MOIA, un projet pilote de covoiturage autonome à Hambourg, et des entreprises telles que Volocopter, Archer et Autoflight progressent également à grands pas avec les taxis aériens. Il existe de nombreuses approches passionnantes. La voiture elle-même fait l’objet d’un examen approfondi dans de nombreux endroits, et il existe maintenant des concessionnaires automobiles qui pensent à la mobilité de manière plus large et proposent également des vélos cargo et des tickets de transport en commun. Cela se produit non seulement dans des métropoles comme Berlin, mais aussi dans des endroits comme Tarmstedt près de Brême. De plus en plus de personnes utilisent avec enthousiasme les scooters électriques pour le dernier kilomètre. Je pense que des projets comme celui-ci sont formidables, car faire avancer le progrès technologique n’est qu’un côté de la médaille. Il faut aussi des ambassadeurs pour montrer aux gens que les nouvelles mobilités sont agréables et qu’elles ne détériorent pas la qualité de vie.

Lire aussi