Apple défie Londres : la bataille pour la confidentialité éclate au grand jour

Image d'illustration. Apple privacyADN
Face aux exigences du gouvernement britannique, Apple défend son système de cryptage, marquant une victoire pour la transparence et relançant le débat sur la protection des données.
TL;DR
- Le gouvernement UK tente de garder secrète une affaire juridique avec Apple.
- Le tribunal refuse de tenir l’affaire en secret, cite l’intérêt public.
- Apple a toujours refusé l’accessibilité à ses données cryptées.
Les poursuites entre Apple et le gouvernement britannique mises en lumière
Une bataille juridique entre le géant de la technologie Apple et le gouvernement britannique concernant le système de Protection Avancée des Données (ADP) a été récemment révélée au grand jour, marquant un revers pour le gouvernement britannique qui souhaitait garder discrets les détails de cette affaire.
Malgré les arguments du gouvernement évoquant un éventuel impact sur la sécurité nationale, le Tribunal des Pouvoirs d’Investigation (IPT) a rejeté sa requête pour garder secret le procès en cours. « Il aurait été véritablement extraordinaire de conduire une audience entièrement secrète sans aucune révélation publique du fait qu’une audience avait lieu, » a déclaré l’IPT.
Une coalition pour la transparence
Em>Le tribunal s’est rangé aux côtés d’une coalition groupant des organisations de libertés civiles et d’actualités, telles que BBC News et Financial Times (FT), qui s’étaient prononcées contre cette tentative de dissimulation du gouvernement. Le tribunal a également ajouté qu’il ne croyait pas que révéler les détails de l’affaire puisse être nuisible à l’intérêt public ou préjudiciable à la sécurité nationale.
Apple refuse tout accès à ses données cryptées
Apple, après avoir reçu une demande du Home Office britannique afin d’obtenir un accès à des informations cryptées pour motif de sécurité nationale, a décidé en février dernier de désactiver complètement sa fonctionnalité ADP au Royaume-Uni. La société a fait ce choix au lieu de se conformer à une réglementation modifiée qui l’aurait obligée à développer une manière d’ouvrir l’accès à l’encryption bout-à-bout utilisée pour son service iCloud.
En réaction à la récente décision du tribunal, Apple a réitéré sa position, affirmant : « Nous n’avons jamais construit de porte dérobée ou de clé maîtresse pour aucun de nos produits ou services et nous ne le ferons jamais. »