Zuckerberg, Huang et Brin rejoignent le conseil technologique consultatif de Trump

Image d'illustration. Réunion stratégique avec leaders technologiquesRencontre stratégique autour de la table présidentielle avec des chefs de la technologie exposant des écrans holographiques et des drapeaux américains.
Mark Zuckerberg, Jensen Huang et Sergey Brin font désormais partie du panel consultatif technologique de Donald Trump, réunissant ainsi les dirigeants de Meta, Nvidia et Google autour de l’ancien président pour discuter des grandes orientations technologiques aux États-Unis.
Tl;dr
- Des PDG tech rejoignent le conseil scientifique de la Maison-Blanche.
- PCAST se concentre sur l’innovation et les technologies émergentes.
- Les liens financiers entre dirigeants tech et Trump persistent.
Des leaders technologiques au cœur du conseil présidentiel
En pleine mutation numérique, la Maison-Blanche s’entoure désormais des plus grandes figures du secteur technologique pour orienter sa politique scientifique. Parmi les nouveaux membres du President’s Council of Advisors on Science and Technology (PCAST), figurent les PDG emblématiques de Meta, NVIDIA, Dell et Oracle : respectivement, Mark Zuckerberg, Jensen Huang, Michael Dell et Larry Ellison. À leurs côtés, le cofondateur de Google, Sergey Brin, ainsi que la dirigeante d’AMD, Lisa Su. Le célèbre investisseur en capital-risque, Marc Andreessen, connu pour son soutien financier à des super PACs pro-Trump, prend également place autour de la table.
PCAST : une histoire marquée par les géants de l’industrie
Le conseil PCAST n’est pas une nouveauté : il a été créé en 2001 sous l’impulsion de l’ancien président américain George W. Bush. D’anciens décideurs comme l’ex-président de Disney, Bob Iger, ou encore le cadre historique de Microsoft, ont eux aussi pris part aux réflexions stratégiques lors des précédentes administrations. L’équipe actuelle compte treize membres mais pourrait s’élargir jusqu’à vingt-quatre selon les besoins.
Vers un nouvel « âge d’or » de l’innovation ?
Sous l’égide du président actuel, le PCAST souhaite «s’intéresser aux défis et opportunités liés aux technologies émergentes pour permettre à tous les Américains de prospérer dans ce nouvel âge d’or de l’innovation». C’est ce qu’affirme la Maison-Blanche, soulignant par ailleurs que la présidence conjointe sera assurée par le responsable IA et crypto de la Maison-Blanche, David Sacks, et le conseiller scientifique attitré du président Trump, Michael Kratsios.
Pour illustrer leur engagement, quelques acteurs majeurs dont NVIDIA, Meta, et même le patron d’NVIDIA, ont contribué financièrement à certains projets fédéraux : construction d’une salle de bal à la Maison-Blanche ou encore donations d’un million de dollars chacun pour l’investiture présidentielle.
Liaisons économiques et stratégies d’influence
Au fil des années, ces dirigeants entretiennent des liens étroits avec le pouvoir politique. Ainsi, M. Ellison s’impose comme un soutien majeur du président via ses investissements médiatiques (Paramount, éventuel rachat de Warner Bros. Discovery) mais aussi grâce au rôle joué par Oracle dans la tentative de rachat très médiatisée de TikTok US, opération avalisée par décret présidentiel. Selon certaines sources récentes, cette entente aurait généré dix milliards de dollars pour l’administration Trump.
En somme, entre enjeux industriels et proximité affichée avec les sphères politiques, ces nouveaux membres du PCAST incarnent parfaitement les croisements actuels entre innovation technologique et stratégies d’influence nationale.