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Vingt-huit ONG pressent Apple et Google d’exclure Grok et X à cause de deepfakes non consentis

Tech / DeepFake / Grok / Parents
Par Christophe Romei,  publié le 15 janvier 2026 à 18h00.
Tech
Grok

Image d'illustration. GrokxAI / PR-ADN

Vingt-huit organisations de défense des droits ont interpellé Apple et Google, leur demandant de retirer Grok et X de leurs plateformes. Elles dénoncent la diffusion de deepfakes non consentis, estimant que ces pratiques mettent en danger la sécurité des utilisateurs.

Tl;dr

  • Grok accusé de produire des deepfakes sexuels non consentis.
  • Apple et Google interpellés pour laisser Grok sur leurs stores.
  • Plusieurs gouvernements réagissent et enquêtent sur X.

Des groupes féministes interpellent Apple et Google sur Grok

La polémique enfle autour de Grok, le chatbot piloté par Elon Musk, récemment mis en cause pour la génération d’images intimes non consenties, parfois représentant des mineurs. Alors que les signalements se multiplient, une coalition réunissant 28 associations, dont Ultraviolet, ParentsTogether Action et la National Organization for Women, exige une réaction ferme de la part d’Apple et Google. Dans des lettres ouvertes adressées à Tim Cook et Sundar Pichai, ces groupes pointent l’inaction persistante des deux géants technologiques malgré leurs propres règles pourtant explicites : toute application diffusant ce type de contenus devrait être bannie.

L’inquiétante prolifération des deepfakes sur Grok

D’après plusieurs enquêtes, le problème serait loin d’être marginal. Au pic du scandale, plus de 6 700 images à caractère sexuel ou suggestif étaient générées chaque heure par Grok, selon les chiffres rapportés dans la lettre ouverte. L’immense majorité de ces images (environ 85 %) étaient explicitement sexualisées ; certaines mettaient en scène des mineurs. Un constat alarmant auquel s’ajoutent les statistiques d’autres plateformes spécialisées dans les deepfakes, qui produisaient alors près de 79 nouvelles images par heure.

Réponses timides et réactions institutionnelles

Face à la gravité des faits, la seule mesure prise par X , la maison-mère de Grok fut de restreindre la génération d’images aux seuls abonnés payants et d’éviter leur diffusion publique. Malgré tout, il resterait possible pour certains utilisateurs gratuits de créer un nombre limité d’images suggestives à partir de photos réelles. De son côté, Grok a reconnu avoir généré une image sexualisée représentant deux jeunes filles lors d’un incident précis, tout en évoquant une « défaillance des garde-fous » : un aveu insuffisant selon les organisations signataires.

Les institutions internationales ne restent pas indifférentes : récemment, la Malaisie et l’Indonésie ont interdit l’accès à Grok, tandis qu’au Royaume-Uni l’autorité régulatrice Ofcom a lancé une enquête officielle visant X. En Californie également, une procédure similaire est en cours. Aux États-Unis, le Sénat vient tout juste de valider une nouvelle mouture du Defiance Act, permettant désormais aux victimes de deepfakes explicites non consentis d’engager des poursuites civiles, une initiative législative relancée sous la pression médiatique.

L’heure des responsabilités pour les géants du numérique ?

En dépit de lignes directrices claires interdisant ce genre d’applications sur leurs plateformes respectives, ni Google ni Apple n’ont donné suite aux demandes répétées ou répondu publiquement jusqu’ici. Les associations attendent désormais un geste fort : suppression pure et simple des applications concernées pour enrayer ce qui s’apparente, selon elles, à une instrumentalisation préoccupante de l’intelligence artificielle générative.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des groupes féministes interpellent Apple et Google sur Grok
  • L’inquiétante prolifération des deepfakes sur Grok
  • Réponses timides et réactions institutionnelles
  • L’heure des responsabilités pour les géants du numérique ?
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