Publié le 7 janvier 2010, modifié le 15 juillet 2020.
Par La Rédaction

Les Applications Mobile en 2010 par Bertrand Dupuis Manager Services OVI by Nokia

Publié le 7 janvier 2010, modifié le 15 juillet 2020.
Par La Rédaction

2010 l’an 1 des Service Mobiles ! Enfin le marché frémit. Ça fait 10 ans qu’on attendait ça !

2010 at last !

En 2000, qui pouvait imaginer que l’usage de l’Internet Mobile prendrait tant de temps à émerger ? Certainement pas moi. Je me revois encore, tout excité, tester le premier browser mobile « UP » à la R&D Sagem (R.I.P.). Que de nouvelles perspectives ! « Avec Vizzavi la vie s’annonce fluide » ! C’était au moment de la bulle. L’avenir était radieux. On s’est juste planté d’une décennie. On connait les raisons : walled gardens opérateurs, fragmentation des technos, 3G en retard, abonnements data rédhibitoires…

Tout ça, c’est de l’histoire ancienne. 2010 ouvre une nouvelle ère ! Au réveillon, nous avons un menu « illimité » aux saveurs Internet : Apple en entrée, Google et Rim en plats de « resistance », accompagné de Push mail et I.M. en sauce mobile, le tout servi avec un OVI 2008 (déjà bon mais à garder encore un an en cave). Last but not least, le dessert vient avec son florilège « d’applications ».

Les fameuses « applis » ! en voilà une bonne surprise. Juste une icône sur un écran tactile. Chacune sa fonction : météo, convertisseur, jeu passe-temps…² C’est simple. Du coup on en colle partout. Tout le monde en a, tout le monde en parle, moins on en a plus on en parle etc… La mode des applis lancée par Apple marque le coup d’envoi de « l’Internet Mobile ».

Applis : Gadgets ou tendance de fond ?

Voici mon pronostic. Le format « appli » a de l’avenir car il est représentatif de l’usage du mobile : ultra ciblé, éclair et impulsif. Exit l’idée de se connecter à son portail opérateur pour trouver – après 10 clics et 3 coupures réseaux – la rubrique météo. Les applis sont donc vouées à rester. Mais elles vont évidemment évoluer. En format, fonctionnalités et technos.

Je mise sur plus de « Widgets » en 2010. Les Widgets avec leurs « mini-views » dynamiques sur la page d’accueil des mobiles, à l’instar des Widgets Nokia. Le contenu en « live » c’est tellement addictif. Je reçois et lis mes mails sans avoir à appuyer sur l’icone Mail. Je découvre l’info sans entrer dans l’appi LeMonde. Mes notifications Facebook apparaissent automatiquement… L’icone figée des iPhone c’est déjà bien, mais les Widget c’est mieux !

Et comme la taille de l’écran du mobile n’est pas infinie, l’utilisateur va devoir faire le choix des Widgets à installer sur son écran d’accueil. C’est évidemment la place de choix pour un éditeur : plus de visibilité, plus de contact, plus de trafic…

Les premiers arrivés seront les premiers installés.

On peut aussi parier sur toujours plus de géo-localisation : géo-tagging de photos, de statuts et de commentaires, positionnement d’amis dans les réseaux sociaux, dans les jeux. La démocratisation de la navigation, couplée à la réalité augmentée devrait apporter son lot d’applis magiques. Par exemple, voir les taxis libres bouger en temps réel sur une carte (Nokia en a fait la démo avec une appli de trains Allemands en septembre dernier). Ou encore, afficher les numéros de bus en réalité augmentée.

Côté techno, on se dirige doucement vers des applications type WebApps. Facile à développer car s’appuyant sur les standards du WEB. Ces applications sont accessibles directement depuis un site WEB, directement gérées par le Navigateur du mobile, sans téléchargement visible.

Depuis la sortie du N900 de Nokia (sur base Linux Maemo), on peut prévoir une réelle pénétration des applis à base Linux sur 2011 – 2013 (pile poil pour l’arrivée de Free !). Pour le reste de la base, les initiatives telles que Qt devraient permettre de faciliter le développement multi-plateformes et donc lisser les difficultés dues à la multiplication des OS. C’est donc une  très bonne nouvelle année 2010 en perspective pour l’Internet Mobile : tous à vos applis !!!

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