Le PDG de Snap mise sur ses lunettes futuristes et critique les Ray-Ban Meta

Image d'illustration. Snap ADN
Le PDG de Snap critique ouvertement les lunettes connectées Ray-Ban Meta et laisse entrevoir une nouvelle génération de Snap Specs, évoquant une vision futuriste et originale de l’informatique qui suscite déjà la curiosité et l’adhésion.
Tl;dr
- Snap veut reconnecter via ses lunettes AR, loin des écrans.
- Evan Spiegel critique ouvertement la stratégie de Meta.
- Contrôle matériel jugé clé pour l’expérience utilisateur.
Réinventer la connexion humaine avec les Snap Specs
Loin de vouloir lancer un simple gadget technologique, Evan Spiegel, PDG de Snap, ambitionne une véritable « évasion » des habitudes d’écran omniprésentes. Au fil d’un échange étonnant avec le podcasteur David Senra, il esquisse la vision derrière les futures Snap Specs, attendues plus tard cette année : offrir une alternative à ce qu’il qualifie de « désastre biologique » causé par la dépendance au smartphone. Son image choc ? Et si, finalement, ces lunettes étaient envoyées par des extraterrestres pour nous sauver d’une vie trop centrée sur nos écrans ?
Des ambitions tranchées face à Meta et Luxottica
Ce positionnement radical s’accompagne de piques assumées à l’égard de Meta et sa collaboration avec Luxottica, maison-mère de Ray-Ban. Selon Spiegel, cette alliance relèverait davantage du camouflage que de l’innovation : « Je pense que Meta avait besoin de s’associer à Luxottica car leur marque n’est pas vraiment quelque chose que l’on souhaite porter sur soi, surtout au visage. » L’enjeu d’acceptabilité sociale reste donc primordial, surtout lorsque l’on parle de caméras intégrées ou d’appareils connectés en permanence.
L’AR comme « seul chemin humain » selon Snap
Pour Evan Spiegel, il est urgent de rompre avec ce qu’il décrit comme une expérience « solo » : passer sept ou huit heures quotidiennement devant un écran serait non seulement problématique mais nocif pour le lien social. La solution ? Des lunettes intelligentes capables d’enrichir le monde réel sans l’occulter. Tester les versions développeur des Specs révèle déjà quelques usages prometteurs :
- Sous-titres en temps réel lors des conversations;
- Aide contextuelle IA, telle que recettes ou identification d’objets autour de soi;
- Simplicité d’accès à l’information sans détourner le regard du monde physique.
Mais la question demeure : remplaçons-nous une distraction numérique par une autre, simplement plus subtile ?
La maîtrise technologique comme enjeu central
Chez Snap, la conviction est claire : contrôler chaque aspect du matériel s’avère essentiel pour garantir une expérience vraiment satisfaisante. Comme le résume un ancien vice-président hardware de l’entreprise, l’apparence et l’intégration sociale des appareils sont aussi décisives que leur puissance technique un défi majeur, compte tenu du niveau attendu en matière de capteurs et de puissance informatique… tout cela sans accessoire encombrant supplémentaire.
Un pari ambitieux donc pour Snap, qui semble miser sur un retour vers une technologie plus humaine et moins intrusive, mais dont la réussite dépendra autant du design que du respect de la promesse faite aux utilisateurs.