Avec l’iPhone Duo, Apple mise moins sur la finesse que sur l’usage. Face à Samsung, la bataille du pliable change de terrain.
En bref
- Apple change l’angle du pliable
- iOS 27 devient l’argument central
- Le prix et l’eSIM posent question
Le plus intéressant avec l’iPhone Duo, ce n’est pas qu’Apple arrive tard. C’est qu’il arrive au moment où le marché du smartphone pliable commence à fatiguer de la seule course à la charnière invisible, au gramme en moins et au profil toujours plus fin.
Le pliable sort enfin du concours de finesse
Sur le terrain du pur matériel, le Galaxy Z Fold8 garde un avantage net. Le Duo pèse environ 254 g, il est plus épais, et Samsung reste devant sur la finesse, le poids et la maturité industrielle du format. En main, oui, le pliable coréen paraît plus élégant. Mais ce n’est peut-être plus là que la partie va se jouer.
Les premiers retours vont dans ce sens. Le hardware du Duo ne met pas une claque aux meilleurs pliables sous Android. En revanche, Apple cherche visiblement à répondre à une question bien plus concrète pour l’utilisateur, pourquoi ouvrir ce téléphone plutôt qu’utiliser un iPhone classique.
Apple remet l’interface au centre du jeu
C’est là que iOS 27 entre en scène. Le système a été pensé pour ce format, avec des interfaces qui changent quand l’écran se déplie, du split-screen, des commandes qui se déplacent, et plusieurs scénarios quand l’appareil reste semi-ouvert.
Bon, ce n’est pas un détail. Le mode semi-plié, l’usage posé sur une table et l’arrivée annoncée de l’Apple Pencil plus tard dans l’année redonnent du sens à la dalle pliable. On ne vous vend pas juste une surface plus grande, on vous montre ce qu’elle permet de faire différemment.
Le contraste avec Samsung est assez rude. Le Galaxy Z Fold8 abandonne justement le Flex mode, alors que sa charnière sait tenir plusieurs positions. Et le S Pen, déjà retiré sur la génération précédente, ne revient pas non plus. Résultat, Samsung perfectionne l’objet quand Apple tente d’élargir son vocabulaire d’usage.
Écosystème, photo, Chine : le vrai test commence
L’autre force d’Apple, clairement, c’est l’ensemble. Hardware, iOS, apps. Les démonstrations montrent déjà des applications capables d’adapter leur interface entre écran externe, écran interne et positions intermédiaires. Netflix et Zoom ont été cités parmi les exemples visibles. Pour un pliable, c’est capital.
Tout n’est pas parfait pour autant. Côté photo, le compromis existe bien, avec deux capteurs arrière de 48 Mpx et pas de téléobjectif dédié. À environ 1840 euros (1999$), certains acheteurs risquent de trouver qu’un iPhone 18 Pro reste plus complet sur ce point.
Et puis il y a l’Asie. En Chine, Apple n’ouvre pas un marché, il entre dans une arène déjà occupée par Huawei et Xiaomi. Sur Weibo, l’interface et la fluidité entre les deux écrans ont vite attiré l’attention. Mais le prix élevé, ajouté au choix du tout-eSIM, peut freiner un marché où l’activation reste plus compliquée. Avec la hausse des coûts des composants en 2026, surtout sur la mémoire, le pari est net, vendre du premium pour une expérience, pas seulement pour plus de tech.