Huawei et l’UIT mettent en avant les progrès réalisés dans l’accès à la connectivité

Image d'illustration. HuaweiADN
L'Union internationale des télécommunications et Huawei mettent en avant les progrès réalisés dans l'accès à la connectivité, soulignant l'impact positif des récentes avancées technologiques sur le développement des réseaux et la réduction de la fracture numérique à l'échelle mondiale.
Tl;dr
- L’IA favorise l’inclusion numérique mondiale.
- Accès et compétences restent des défis majeurs.
- Huawei connecte 170 millions de personnes d’ici fin 2025.
Intelligence artificielle : moteur ou obstacle pour l’inclusion numérique ?
À l’occasion du forum Huawei Tech Cares, tenu lors du MWC26 de Barcelone, les intervenants ont dressé un état des lieux nuancé sur la capacité de l’intelligence artificielle (IA) à renforcer l’inclusion numérique. Alors que le monde se trouve à mi-chemin de la réalisation des objectifs fixés dans le cadre de l’Agenda 2030 pour le développement durable, la fracture digitale demeure, selon Cosmas Zavazava, directeur du Bureau du développement des télécommunications de l’UIT, « l’un des grands défis contemporains ».
L’accès seul ne suffit plus : place aux compétences numériques
Malgré des avancées significatives, le nombre de personnes non connectées est passé de 2,6 milliards en 2023 à 2,2 milliards en novembre 2025 d’après l’UIT, les disparités persistent. Si certaines régions peinent à obtenir une connexion fiable, un enjeu tout aussi pressant émerge : celui des compétences. D’après Jeff Wang, président des Affaires publiques chez Huawei, près de 44 % des Européens demeurent dépourvus de compétences numériques élémentaires. Ce taux grimpe encore dans les pays en développement, où moins d’un adulte sur dix en dispose dans des zones comme l’Afrique subsaharienne.
Initiatives et perspectives : connecter et former partout dans le monde
L’action concrète reste indispensable. À ce titre, Huawei, membre actif du programme Partner2Connect Digital Coalition de l’UIT, annonce avoir dépassé ses propres objectifs : d’ici fin 2025, plus de 170 millions de personnes vivant dans des zones isolées auront été connectées grâce à ses efforts, un bond majeur par rapport aux 90 millions enregistrés fin 2023. Parmi les autres initiatives marquantes, son programme Skills on Wheels, lancé en 2019, a permis de transformer containers et bus usagés en véritables salles de classe mobiles équipées (Wi-Fi, ordinateurs portables, écrans intelligents), bénéficiant déjà à plus de 130 000 individus répartis dans une vingtaine de pays, dont le Kenya ou la France.
L’enjeu humain derrière la technologie
Si la combinaison entre réseaux haut débit, appareils abordables et IA laisse entrevoir une avancée vers « l’éducation pour tous » selon Jeffrey Sachs, directeur du Centre pour le développement durable à Columbia University, nul ne semble ignorer que l’accès n’a de sens qu’accompagné d’une montée en compétences généralisée. L’Afrique orientale illustre parfaitement cette tension : bien que peu connectée dans son ensemble (26 %), le Kenya affiche près d’un citoyen sur deux relié au réseau. Les domaines clés visés par ces transformations s’étendent également à la santé, à la sécurité alimentaire ou encore aux systèmes financiers.
En somme, derrière chaque avancée technologique se cache une exigence essentielle : garantir que chacun puisse non seulement accéder mais aussi maîtriser les outils numériques qui façonneront les sociétés demain.