Nokia intensifie sa collaboration avec Nvidia pour booster l’essor de l’IA dans le RAN

Image d'illustration. Nokia MWC 2026ADN
Nokia renforce sa collaboration avec Nvidia afin de dynamiser le développement de l’IA appliquée aux réseaux d’accès radio (AI-RAN). Cet accord vise à accélérer l’intégration de l’intelligence artificielle dans les infrastructures mobiles.
Tl;dr
- Partenariat majeur entre Nokia et Nvidia sur l’AI-RAN.
- Tests réussis avec plusieurs opérateurs mondiaux.
- Vers des réseaux 5G/6G plus intelligents et ouverts.
Une alliance stratégique pour l’AI-RAN
Au cœur du MWC26 de Barcelone, la collaboration entre Nokia et Nvidia a pris une dimension nouvelle, affichant des avancées majeures autour de la technologie AI-RAN. Cette solution, qui fusionne intelligence artificielle et gestion du réseau d’accès radio, fait désormais ses preuves sur le terrain auprès de grands opérateurs internationaux. Parmi eux, T-Mobile US, Indosat Ooredoo Hutchison (IOH), et SoftBank Corp., ont validé par des tests fonctionnels l’apport des GPU de Nvidia dans l’accélération et la scalabilité du RAN piloté par IA.
L’ouverture, maître-mot d’un écosystème en mutation
Face à la multiplication des cas d’usage, du streaming vidéo à la génération automatisée de contenus en passant par la gestion intelligente des ressources radio, le secteur mise sur l’interopérabilité. D’ailleurs, la coopération inédite annoncée entre les rivaux historiques que sont Nokia et Ericsson illustre cette volonté d’ouverture. Leur engagement vise à favoriser les standards communs, notamment autour des portefeuilles rApp, afin de faciliter l’intégration dans les environnements multi-fournisseurs et ainsi accélérer la transition vers des réseaux véritablement autonomes.
Des démonstrations concrètes chez les opérateurs pionniers
Chez T-Mobile US, le centre d’innovation dédié à l’AI-RAN a permis de tester en conditions réelles l’infrastructure AirScale Massive MIMO de Nokia, exploitant la bande des 3,7 GHz pour divers usages comme le streaming ou les requêtes IA génératives, le tout propulsé par la plateforme Nvidia Grace Hopper 200. En Asie du Sud-Est, c’est avec IOH qu’a été réalisée une première régionale : un appel 5G de niveau 3 s’appuyant sur une architecture cloud-native ouverte. Quant à SoftBank Corp., elle a prouvé qu’il est possible d’exploiter la capacité de calcul disponible pour héberger des applications IA tierces sur l’infrastructure RAN existante.
Dans ce contexte, plusieurs autres groupes tels que BT Group, Elisa, NTT Docomo ou encore Vodafone participent actuellement aux essais afin d’évaluer la robustesse opérationnelle du dispositif AI-RAN.
L’essor rapide des réseaux natifs IA : enjeux et perspectives
Selon Justin Hotard, PDG de Nokia, le trafic généré par l’IA atteint déjà « 1,3 trillion de sessions annuelles », nécessitant un réseau adaptatif capable de gérer en temps réel une charge extrêmement variable. Cette mutation impose selon lui « d’abandonner les architectures fermées au profit d’un partenariat sectoriel étendu » ». De fait, les réseaux télécoms doivent désormais se transformer en véritables tissus logiciels ouverts capables d’héberger à la fois les fonctions traditionnelles… et les nouveaux usages IA.
Pour résumer, cette dynamique collaborative devrait non seulement stimuler l’innovation mais ouvrir la porte à une monétisation accrue grâce à de nouveaux services, signal fort pour toute l’industrie mobile face à l’émergence de la 6G et du concept prometteur d’IA physique.