Entre le nouveau pliant de Samsung et le Razr Ultra de Motorola, l'écart ne se joue pas qu'au style. Prix, autonomie, support logiciel, écran.
En bref
- Samsung frappe plus juste sur le prix
- Motorola garde l’avantage en autonomie
- Le support logiciel change la donne
Sur le papier, l’écart paraît simple. En caisse, il l’est encore plus. Le Galaxy Z Flip 8 démarre à environ 1 104 euros (1,200$) en 256 Go, quand le Razr Ultra est lancé à environ 1 380 euros (1,500$). Pour un marché du pliant qui reste cher, ces quelque 276 euros de différence pèsent lourd.
Le prix change tout, surtout sur deux pliants très proches
C’est là que Samsung prend un avantage très concret. Parce qu’à ce niveau de prix, vous n’achetez pas seulement une fiche technique, vous achetez aussi de la durée. Et sur ce point, le Z Flip 8 part avec un meilleur argument de lancement.
Le verdict est assez net. Si vous voulez le meilleur achat au prix catalogue, le pliant de Samsung passe devant. Le Razr Ultra peut devenir plus intéressant plus tard, car Motorola pratique souvent des remises agressives, mais au lancement, l’addition reste difficile à défendre.
Samsung avance sur la durée, Motorola garde des atouts visibles
Le Galaxy Z Flip 8 embarque le Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy, la puce la plus récente de 2026. En face, le Razr Ultra utilise le Snapdragon 8 Elite, déjà vu sur son modèle 2025. Pour les charges lourdes et les fonctions IA, l’avance de Samsung compte.
Il arrive aussi directement sous Android 17 avec One UI 9, quand le pliant de Motorola est lancé sous Android 16. Surtout, Samsung promet sept ans de mises à jour système, contre trois ans pour Motorola. Pour un appareil premium, c’est loin d’être un détail.
Écrans et format, deux visions du flip premium
Le Razr Ultra gagne la bataille des chiffres. Son écran principal AMOLED de 7 pouces monte à 165 Hz et jusqu’à 5 000 nits. Le Z Flip 8, lui, reste à 6,9 pouces, 120 Hz et 3 000 nits. En plein soleil, la différence peut se voir, et la fluidité plus élevée du Razr se ressent au défilement.
Mais Samsung corrige enfin un vrai irritant. Son écran externe de 4,1 pouces permet désormais d’utiliser les applications nativement, sans bricolage ni appli tierce. Le Razr Ultra reste solide avec son panneau externe de 4 pouces à 165 Hz, mais l’écart d’usage se resserre clairement.
Et en poche, le Z Flip 8 est plus agréable. 180 g, 6,1 mm déplié, 13,1 mm replié. Le Razr Ultra monte à 199 g, 7,2 mm ouvert et 15,7 mm fermé. Les deux sont certifiés IP48, donc protégés contre l’eau jusqu’à 1,5 mètre pendant 30 minutes, mais pas contre la fine poussière dans la charnière.
Batterie, charge et photo, le Razr frappe fort mais pas partout
Sur l’autonomie, le match tourne court. Le Razr Ultra a une batterie de 5 000 mAh, contre 4 300 mAh pour le Z Flip 8. Lors d’un test de lecture vidéo locale, le modèle de Motorola a tenu 31 heures. Difficile d’imaginer Samsung suivre avec la même capacité que le modèle précédent, lequel tenait 18,5 heures.
Même constat pour la recharge. Motorola annonce 68 W en filaire et 30 W sans fil, face à 25 W et 15 W chez Samsung. Petit bémol quand même, les vitesses maxi du Razr Ultra demandent un adaptateur compatible TurboPower, non fourni dans la boîte.
Côté photo, le Razr Ultra paraît mieux armé avec trois capteurs 50 Mpx, dont un ultra grand-angle et une caméra selfie, plus la vidéo 8K. Le Z Flip 8 répond avec un capteur principal 50 Mpx, un ultra grand-angle 12 Mpx, une selfie 10 Mpx et de nouveaux outils Galaxy AI, notamment pour la stabilisation et la basse lumière. Bref, Motorola pousse le matériel, Samsung joue la cohérence logicielle.