La Galaxy Fit 4 se précise via plusieurs fuites. Prix serré, écran un peu revu, capteurs santé et enjeu clé pour Samsung, l’iPhone.
En bref
- La Fit 4 viserait le segment Fitbit
- Écran AMOLED et capteurs santé au programme
- Le support iOS reste le point critique
Pour Samsung, l’enjeu dépasse largement un simple bracelet connecté. Si la Galaxy Fit 4 arrive bien dans les prochains mois, elle devra prendre sa place face aux modèles Fitbit les plus visibles de 2026, en particulier le Fitbit Edge. Et sur ce terrain, le produit ne gagne pas seulement avec un bel écran ou deux capteurs de plus, il gagne avec un prix, une compatibilité et une proposition claire.
Un tarif attendu sous pression
Le point de départ, c’est la Galaxy Fit 3. Lancée à environ 54 euros (59$), elle avait frappé juste, avec un rapport équipement-prix franchement agressif. Pour la Galaxy Fit 4, aucune fuite tarifaire solide n’a encore circulé.
Mais l’hypothèse la plus crédible reste assez simple. Un prix un peu au-dessus de la génération précédente, histoire d’absorber l’inflation, tout en restant sous le Fitbit Air, affiché à environ 91 euros (99$). Si Samsung veut peser sur ce segment, il n’a pas vraiment intérêt à sortir de cette zone.
Écran AMOLED, format rectangulaire, recette conservée
Côté design, les fuites vont dans le sens d’un bracelet très proche de l’actuel. Boîtier rectangulaire, un bouton physique sur la tranche, écran AMOLED et format compact, bref, pas de grand saut esthétique.
Les plans divulgués plus tôt dans l’année, relayés par Android Authority, pointent cette continuité. Un autre rapport, publié par SammyGuru après aperçu supposé d’une version non finalisée de l’application compagnon, évoque une définition de 258 x 428 pixels, un peu au-dessus de celle de la Fit 3. La taille d’écran, elle, pourrait rester identique. Même logique pour les matériaux, avec un boîtier surtout en aluminium, et au moins trois couleurs, dont noir et blanc, plus du bleu ou du vert à la place du rose.
Capteurs santé, suivi du stress et inconnues sur le GPS
Là où la fiche technique devient intéressante, c’est sur la santé. Des documents de Samsung, signalés là encore par Android Authority, mentionnent l’ensemble de capteurs GH3036 pour le suivi continu de la fréquence cardiaque et d’autres mesures bien-être.
On parle aussi de nouveaux outils de gestion du stress et de détection automatique d’activité. Pour le reste, c’est plus flou. Le vrai manque, aujourd’hui, ce serait encore l’absence éventuelle de GPS autonome et de NFC. La Fit 3 n’a ni l’un ni l’autre, alors que ce sont des ajouts qui changent l’usage au quotidien. Les fonctions attendues, elles, restent assez classiques, avec SpO2 instantané, score de sommeil quotidien, alertes de pouls haut ou bas, détection des ronflements, détection de chute et SOS d’urgence. La détection de l’apnée du sommeil, présente sur certaines montres Samsung, n’est pas acquise ici.
Le vrai verrou pourrait être iOS
Et c’est peut-être là que tout se joue. Même avec une autonomie proche des 13 jours de la Galaxy Fit 3, sauf si un GPS plus gourmand vient rogner ce chiffre, la Galaxy Fit 4 pourrait rester limitée par un détail qui n’en est pas un, l’absence de support iOS.
Les bracelets Fitbit, eux, fonctionnent avec Android comme avec l’iPhone. Pour Samsung, qui chercherait à grignoter la domination de Google sur les trackers accessibles, c’est clairement le nerf de la guerre. Un bon produit peut séduire. Un produit fermé, beaucoup moins.