Expansion rapide du mobile sur le continent Africain
Dans sa toute dernière publication Indicateurs des télécommunications africaines 2004, mise en circulation au Caire, l’UIT examine les raisons qui expliquent l’expansion rapide du mobile sur le continent et explore ses possibilités de croissance. «La technologie mobile incarne la société de l’information en Afrique», explique Michael Minges, Chef de l’Unité de marché, économie et finance et principal auteur de la publication en question. «C’est une technologie qui s’est implantée plus largement que n’importe quelle autre dans de nouveaux domaines et nous devons voir comment nous pouvons l’utiliser en allant de l’avant, pour aider à réduire la fracture numérique.»
D’après le rapport, la pénétration du mobile était de 6,2 pour 100 habitants à la fin de 2003, contre 3 pour 100 habitants pour la téléphonie fixe (voir la figure 1, graphique de droite). La téléphonie mobile a joué un rôle déterminant dans l’amélioration de l’accès aux télécommunications en Afrique, où le nombre de lignes fixes est limité. Pour confirmer une opinion largement répandue, on peut lire dans le rapport qu’en 2003, près de 70% de la totalité des abonnés au téléphone du continent utilisaient la téléphonie mobile — et ce chiffre était même supérieur en Afrique subsaharienne où trois abonnés sur quatre utilisent un portable. Toujours selon la publication précitée «il s’agit du rapport le plus élevé parmi toutes les régions du monde entre abonnés cellulaires et l’ensemble des abonnés au téléphone». La demande, la réforme du secteur, l’octroi de licences à de nouveaux opérateurs, la concurrence ainsi que l’émergence d’importants investisseurs stratégiques sont cités comme étant des éléments clés de l’adoption de la téléphonie cellulaire.
Par ailleurs, d’après les indications disponibles, le secteur des communications mobiles africaines se porte bien sur le plan financier. En 2003, il a franchi la barrière des 10 milliards USD de recettes avec des bénéfices évalués à plus d’un milliard USD. Selon le rapport, cette manne a profité à d’autres parties intéressées telles que les Etats, qui ont perçu plus de 4 milliards USD sous forme de redevances de licences et aux équipementiers qui ont gagné plus de 5 milliards USD grâce aux contrats conclus en Afrique depuis 2000. Source et suite ici