Donald Trump promet des représailles contre les pays s’attaquant aux technologies américaines
Image d'illustration. Portrait iconique de style pop artADN
L’ancien président américain Donald Trump a averti que les États-Unis pourraient riposter contre les pays qui prennent pour cible les entreprises technologiques américaines, alimentant ainsi les tensions internationales autour de la régulation et des sanctions dans le secteur du numérique.
Tl;dr
- Trump menace de tarifs contre les taxes numériques étrangères.
- Il accuse des pays de favoriser la Chine sur la tech.
- L’Union européenne et le Royaume-Uni sont visés en filigrane.
Contexte tendu autour des géants technologiques américains
Depuis plusieurs années, les tensions s’intensifient entre les États-Unis et certaines puissances étrangères au sujet de la régulation du numérique. Récemment, Donald Trump a réaffirmé sa volonté de défendre les « incroyables entreprises technologiques américaines », visant tout particulièrement les pays qui appliquent des règles ou des taxes jugées hostiles envers ces acteurs. Si le président américain n’a pas explicitement désigné les nations concernées, l’Union européenne et le Royaume-Uni, connus pour leurs législations ambitieuses en matière de services numériques, semblent être clairement dans sa ligne de mire.
Des menaces sans détour face aux politiques numériques étrangères
Sur sa plateforme Truth Social, Trump n’a pas mâché ses mots : « I put all Countries with Digital Taxes, Legislation, Rules, or Regulations, on notice that unless these discriminatory actions are removed, I, as President of the United States, will impose substantial additional Tariffs on that Country’s Exports to the USA ». Derrière cette déclaration sans équivoque se cache une stratégie offensive : toute nation persistant à maintenir une régulation numérique perçue comme discriminatoire à l’égard des entreprises américaines s’exposerait à d’importantes barrières douanières.
L’ombre chinoise et la dénonciation d’un « deux poids deux mesures »
Faisant preuve d’une certaine amertume, l’ancien président a également reproché à plusieurs gouvernements étrangers d’épargner la Chine : « [ils donnent] un passe-droit complet aux plus grandes entreprises technologiques chinoises ». Pour lui, ce traitement différencié accentuerait encore l’injustice subie par les firmes américaines.
Dans ce climat tendu, l’idée d’aller plus loin a été évoquée : des restrictions sur l’exportation de technologies de pointe ou de semi-conducteurs vers les pays incriminés sont désormais brandies comme une potentielle riposte.
L’Europe particulièrement visée par Washington ?
Cette montée au créneau s’inscrit dans une série d’offensives verbales déjà lancées par certains responsables américains. Pour mémoire :
- Le Digital Services Act, adopté par l’UE, fut récemment critiqué lors du MWC Barcelona 25 par Brendan Carr (président de la Federal Communications Commission).
- D’autres dispositifs législatifs européens ou britanniques suscitent également la colère côté américain.
Reste à voir si ces menaces se matérialiseront ou si elles ne relèvent que d’une posture destinée à influencer la régulation internationale du numérique. Le bras de fer engagé entre Washington et Bruxelles semble en tout cas loin d’être terminé.