Télécoms : Vodafone ou la mondialisation impossible
Avec son goût pour le télescopage des informations, notre confrère « The Economist » avait salué la semaine dernière le mariage géant dans les télécommunications américaines, qui voyait ATT absorber sa cousine BellSouth pour 67 milliards de dollars d’un ronflant et classique « Big is beautiful ». Puis juste en dessous, un papier plus petit consacré aux déboires de Vodafone, au Japon était titré « Big is not so beautiful ». Ce dernier a en effet annoncé la semaine dernière la vente pour 13 milliards d’euros de sa filiale japonaise, dont il n’a jamais su tirer profit, au principal opérateur Internet alternatif du pays, Softbank, le « Free japonais ». Dans le même temps, la fusion américaine dans les télécoms a relancé les spéculations sur une prochaine vente de la participation du britannique dans l’opérateur mobile américain Verizon Wireless, déjà contrôlé à 55 % par Verizon, le dernier mastodonte encore debout face au nouvel ATT.
En dépit de la fièvre des OPA qui sévit actuellement, Vodafone prouve les limites de l’exercice. Bien avant tout le monde, ce dynamique opérateur britannique de téléphonie mobile a taillé son empire à coup d’OPA, souvent inamicales avec deux mots d’ordre « Big is beautiful » et « Focus is beautiful ». Il fait maintenant machine arrière a un moment où son modèle de développement est contesté. Source .lesechos.fr et suite de l’aticle ici