NTT DoCoMo prépare la Super 3G
NTT DoCoMo va lancer en 2010 un service de vidéos en haute définition pour les mobiles très haut débit. En attendant, son concurrent KDDI met le paquet numérique sur le marché de la musique en ligne, en fort développement au Japon.« Avec le lancement réussi de la télévision numérique terrestre mobile en avril 2006 et la vente croissante de terminaux compatibles, la relation entre les télécommunications mobiles et la diffusion TV est devenue plus étroite que jamais », estime la direction de NTT DoCoMo. À partir de 2008, le gouvernement devrait libérer des fréquences pour créer de nouvelles chaînes de TNT exclusivement destinées aux récepteurs mobiles. Cette extension des canaux permettra d’utiliser davantage l’interactivité et de proposer des émissions plus ciblées avec des services associés (téléshopping, sondages, jeux, etc.) générateurs de profits.
Mais le numéro 1 nippon voit déjà plus loin. En 2010, les Japonais qui s’entassent dans le métro de Tokyo devraient pouvoir regarder des vidéos en haute définition sur leur mobile pour une somme modique. C’est du moins ce que leur promet NTT DoCoMo. Mais pour cela, l’opérateur aux 52,5 millions de clients devra débourser l’équivalent de 600 millions d’euros, voire le double ! Avec un débit d’environ 100 mégabits/s, il sera 260 fois plus rapide que le service actuel qui flirte avec les 384 kilobits/s. Les usagers pourront donc envoyer et recevoir rapidement des fichiers lourds, comme avec un ordinateur. Pour ne pas se faire prendre de vitesse, NTT DoCoMo commencera les tests pratiques cette année.
« 100 millions de titres musicaux achetés en téléchargement sur la plate-forme de KDDI »
Son cadet et concurrent KDDI (26,5 millions de clients) n’a pas encore dévoilé un tel projet. Il utilise cependant son réseau 3,5 G déployé dans les îles de l’archipel. Les débits descendants offerts par ce réseau seraient dix fois supérieurs à ceux de la troisième génération traditionnelle. KKDI en a profité pour diffuser à grande vitesse les titres les plus populaires du Japon poussés par la pop nippone et la J-Pop. À l’instar de SFR, le numéro deux met tous ses espoirs dans les téléchargements musicaux. Les morceaux écoutés sur le téléphone sont transférables sur un ordinateur. Le catalogue en ligne regroupe environ 400 000 titres et le prix d’un titre varie de 0,95 à 2 euros. Les téléchargements directs sur les terminaux mobiles sont nettement majoritaires, en nombre comme en valeur, face aux achats en ligne réalisés via un ordinateur pour des morceaux destinés à être écoutés sur un baladeur audionumérique comme celui d’Apple. Le mobile vole donc la vedette au PC et à l’iPod.Source Mobile Business Magazine par Bertrand Audouy