L’AR propice au commerce local, Snapchat construit son Street View monétisable

La production participative va aider Snapchat à construire son écosystème autour du commerce local.
Dans la démocratisation de l’AR, Snapchat construit brique par brique sa cartographie locale. Les créateurs des lens peuvent les étiqueter afin qu’ils refassent surface chaque fois que les utilisateurs numérisent des objets liés à un thème.
Par exemple, si vous avez une lens qui met des créations AR sur un emplacement très connu, comme les Champs-Élysées, étiquetez simplement ‘Champs-Élysées’ lorsque vous la soumettez dans Lens Studio. En utilisant les capacités de vision par ordinateur, chaque fois que quelqu’un balaye l’avenue, votre Lens apparaîtra. Il s’agit d’un défi informatique pour cartographier spatialement toutes ces rues et surfaces (un peu comme la façon dont Street View a cartographié visuellement les lieux locaux pour la navigation AR). Snap y parviendra grâce à une approche de crowdsourcing qui utilise les données des snaps existants, ce qui est similaire à certains égards au crowdsourcing effectué par Niantic/6d.ai et Facebook/Scape.
Le potentiel de monétisation de la réalité augmentée des 200 millions d’utilisateurs de Snap Maps peut désormais rechercher et découvrir des entreprises locales à l’aide du même outil via la publicité, les revenus d’affiliation ou d’autres modèles faciliteront le commerce local hors ligne. On oublie souvent que le commerce physique (au moins en temps normal) représente la majorité des dépenses de consommation. Il faudra voir si la base d’utilisateurs de Snapchat est intéressée à l’utiliser pour la recherche locale, y compris l’intention transactionnelle hors ligne. Si tel est le cas, cela pourrait être un nouveau concurrent puissant dans la recherche locale, en particulier parmi les utilisateurs Millennial et Gen-Z démographiquement attirés par Snapchat.
L’usage de Google Maps sur navigateur et application mobile reste gratuite pour les utilisateurs. Depuis juillet 2018, Google Maps a été rendu payant avec l’utilisation de ses API pour les entreprises. Jusque là, les entreprises pouvaient utiliser Google Maps d’une manière relativement libre, avec une intégration d’API qui était gratuite (dans un quota de 25 000 impressions/jour).
Pour ce qui est de l’AR, Google à pas mal de cordes à son arc, notamment Google Lens, qui identifie les éléments vers lesquels vous pointez votre téléphone. Ce n’est pas la modalité d’AR la plus intéressante, mais sa large utilité pourrait devenir un cas d’utilisation qui permet au géant de le construire armé de son graphe de connaissances, pour le commerce cela peut être très utile ! Ce sont également ces types de recherches visuelles qui ont le plus de potentiel de monétisation. Tout comme la recherche, Lens est une app d’utilitaire gratuit pour des choses comme les requêtes d’intérêt général, mais la véritable analyse de rentabilité sera pour ce qu’aura été identifié par Google pour des recherches à des fins commerciales.
Comme Snapchat, Google souhaite être acteur du dernier kilomètre du parcours des consommateurs ! Il y a de fortes chances que la caméra du smartphone joue un rôle important. L’importance de l’usage dans ce domaine laisse penser que cela aura un impact.
63% des consommateurs comptent sur leur téléphone lorsqu’ils achètent en magasin pour comparer les prix. Alors que les acheteurs deviennent de plus en plus à l’aise avec l’utilisation de leurs smartphones pour effectuer des achats, les commerçants saisissent les opportunités de les atteindre via ces appareils et l’AR est très bien placée !