Pourquoi les applications de messagerie sont tellement addictives

Ces App addictives atteignent leur objectif ultime pour ramener encore et encore des utilisateurs sans dépendre de la publicité
Pourquoi certains produits/services captent une attention accrue tandis que d’autres fontun flop ? Pourquoi nous engageons nous sur certains produits par habitude ? Y a-t-il un modèle qui sous-tend qu’il y a une façon de faire pour que certaines technologies nous accrochent ?
Nir Eyal répond à ces questions (et beaucoup plus) en expliquant le « Hook Model » en quatre étapes (déclencheurs, actions, récompenses, investissements) qui sont intégrées dans les produits de nombreuses entreprises qui réussissent à encourager subtilement le comportement des clients. Ces produits atteignent leur objectif ultime pour ramener encore et encore des utilisateurs sans dépendre de la publicité ou d’envoi de message agressif.
Il a écrit un livre « Hooked: How to Build Habit-Forming Products » qui résume ce modèle, pour construire des produits qui créer une accoutumance !!
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Aujourd’hui, il y a une application pour à peu près pour tout. Avec toutes ses choses étonnantes que peuvent faire nos smartphones, il y a une chose qui n’a pas changé depuis que le téléphone a été développé : ils sont encore des dispositifs de communications, ils se connectent aux gens. Bien que nous utilisions bon nombre d’outils, le mobile reste le format pour envoyer le bon message au bon format, au bon moment !
Dans le modèle Hook, un déclencheur doit être présent pour qu’un comportement habituel se produise. Le livre explique qu’au fil du temps, les utilisateurs forment des associations avec des déclencheurs internes sans qu’aucune action externe est nécessaire par exemple, quand nous sommes seuls, nous vérifions Twitter. Pour marquer un instant, nous capturons avec Instagram. Etc…
Le déclenchement externe : par exemple chaque fois qu’un ami envoie un message via WhatsApp, vous voyez une notification vous invitant à ouvrir l’application pour vérifier le message.
Ensuite il y a l’action, la phase d’action est définie comme le comportement simple en prévision d’une récompense, le nombre qui est marqué sur l’icône de votre app vous pousse à soulager un sentiment, comme l’ennui, l’attente ou le manque de quelqu’un en particulier. (très similaire à l’arrivé du SMS)
Ensuite, par exemple avec Snapchat, l’application de messagerie un rapport explique que 77% des étudiants américains l’utilisent tous les jours, l’app intègre toutes sortes de récompenses variables qui créent un pic de curiosité et d’intérêt. L’ouverture de l’application est dans le fait de voir ce qui a été envoyé. C’est le cas avec de nombreux autres services réussis, la variabilité est dans le message lui-même – la nouveauté et la curiosité ne cesse de nous exploiter, prendre de notre temps… 🙂
Le dernier des points c’est l’investissement des plates-formes et de vous-même! Lorsque les utilisateurs ajoutent amis, définissent des préférences, ou créer du contenu, ils stockent de la valeur dans la plate-forme. Les usages dans le service augmentent sa valeur dés le moment où les utilisateurs se livrent avec elle, ce qui permet de rendre l’usage addictif.. Les investissements dans de nouveaux usages augmentent aussi la probabilité de retour des utilisateurs en les incitants à l’usage qui fera le déclenchement suivant.