Optimus perd son chef d’orchestre chez Tesla

Image d'illustration. OptimusTesla
Tesla revoit sa stratégie robotique après le départ remarqué de Milan Kovac, pilier du programme de robot humanoïde Optimus.
Tl;dr
- Milan Kovac, responsable du projet Optimus chez Tesla, quitte l’entreprise pour raisons personnelles, tout en réaffirmant son soutien à Elon Musk.
- Son successeur, Ashok Elluswamy, est nommé sans délai, assurant une transition fluide dans la direction du robot humanoïde.
- Le développement d’Optimus progresse malgré des obstacles, notamment des restrictions chinoises sur des composants clés, retardant sa commercialisation.
Un départ marquant chez Tesla
Le programme de robotique humanoïde Optimus chez Tesla traverse une période charnière. L’annonce du départ de Milan Kovac, figure de proue du projet depuis 2022, a surpris de nombreux observateurs. Contacté via un post sur le réseau X, l’ingénieur a souligné qu’après plusieurs années loin de ses proches, il avait besoin de renouer avec sa famille à l’étranger. Il a pris soin d’insister sur le fait que sa décision ne découlait d’aucun désaccord interne : « mon soutien à Elon Musk et à l’équipe Tesla est inébranlable », a-t-il précisé.
L’héritage de Milan Kovac et la relève assurée
Arrivé chez Tesla en 2016 au sein du noyau dur chargé de l’Autopilot, Milan Kovac avait gravi les échelons pour finalement piloter le projet phare des robots humanoïdes. À peine son départ annoncé — information révélée par Bloomberg — que la société nomme déjà son successeur : la responsabilité passe entre les mains d’Ashok Elluswamy, actuel responsable du groupe Autopilot. Une transition qui paraît se dérouler sans heurts en interne.
Un projet ambitieux ralenti par des obstacles mondiaux
Présenté pour la première fois au public en 2021, le robot Optimus de Tesla incarne une promesse technologique majeure : se déplacer à 8 km/h, porter jusqu’à 20 kilos et, selon les projections audacieuses d’Elon Musk, offrir à terme une valorisation boursière stratosphérique — on parle de « 25 trillions » de dollars. Les démonstrations publiques ont ponctué les avancées, révélant un automate capable de manipuler un œuf ou plier du linge. Mais la commercialisation n’est pas pour demain : en avril dernier, Elon Musk confiait que des restrictions chinoises sur l’exportation des aimants en terres rares, composants essentiels, ralentissaient sérieusement la cadence.
L’avenir d’Optimus encore incertain
Pour l’heure, aucune date ferme ne filtre sur le lancement grand public d’Optimus. Les ambitions affichées restent intactes mais dépendent désormais autant des choix stratégiques que d’aléas extérieurs. L’industrie technologique suit avec attention cette étape clé pour Tesla, où chaque transition nourrit autant d’espoirs que d’interrogations sur la concrétisation de ce rêve robotique.