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Xavier Niel se dévoile ! 9 points clés sur son livre à découvrir !

Tech / Innovation / Opérateur / Xavier Niel
Par Christophe publié le 23 septembre 2024 à 8h00, modifié le 23 septembre 2024 à 9h39.
Tech
Image d'illustration. Xavier Niel

Image d'illustration. Xavier NielADN

Xavier Niel, entrepreneur emblématique et fondateur de Free, ne se limite pas à son rôle de magnat des télécoms. Dans un entretien captivant avec Jean-Louis Missika, il partage des anecdotes marquantes, ses réflexions sur son parcours et ses perspectives sur l'innovation. Voici un aperçu en 9 points qui m'ont particulièrement frappé dans le livre "Une sacrée envie de foutre le bordel".

Tl;dr

  • Pionnier du hacking : En 1986, Xavier Niel pirate les téléphones de l’Élysée, illustrant son esprit avant-gardiste et son expertise technique.
  • Visionnaire des télécoms : Il done son avis sur la gestion du Minitel et prône l’innovation continue dans les technologies comme la téléphonie mobile et Internet.
  • Engagement durable : Avec Station F et la Freebox écoresponsable, il cherche à allier innovation technologique et réduction de l’empreinte écologique.

Avant la sortie imminente du livre  « Une sacrée envie de foutre le bordel » , il y a eu l’Olympia qui a été un extrait du livre en live. À travers ses expériences et réflexions, Xavier Niel y apparaît comme un acteur majeur de l’innovation technologique. Cet ouvrage, fruit d’une conversation menée sur plusieurs mois, explore de nombreux autres sujets et offre une meilleure compréhension de l’homme derrière l’entrepreneur.

1. Le piratage des téléphones de l’Élysée

En 1986, Xavier Niel révèle avoir piraté les téléphones de François Mitterrand, une opération menée pour aider la DST à obtenir un budget supplémentaire. Ce piratage, relativement simple grâce à la vulnérabilité des téléphones Radiocom 2000, permit de suivre les appels du président sans écouter ses conversations. Cette affaire fit les gros titres de la presse et marqua l’entrée de Niel dans le monde de la cybersécurité. Ce coup d’éclat permit à la DST d’obtenir une rallonge budgétaire et solidifia ses liens avec Jean-Luc Delacour, un pionnier dans le milieu du hacking.

Extrait du livre, P50 :

JLM: Tu as gardé des liens avec eux ?

XN: Avec Jean-Luc Delacour, on est restés amis et on déjeunait de temps en temps. Il est décédé il y a quelques années. C’était un homme sympathique et intelligent. Il avait créé un groupe pirate qui s’appelait le Chaos Computer Club, piloté par la DST, pour attirer tous les pirates français. Il préférait l’infiltration à la répression. Il avait un temps d’avance. Il a attiré à la DST des gens très compétents.

2. Le Minitel, une invention géniale mais mal exploitée

Pour Niel, le Minitel représente un exploit technique majeur, une innovation unique en son genre, mais son potentiel a été gâché par la gestion bureaucratique. L’administration française s’est accrochée à cette technologie, pensant qu’elle resterait viable face à l’émergence d’Internet. Selon Niel, cette mentalité a entraîné un retard considérable, car les décideurs n’ont pas saisi que l’innovation est un processus continu. Le Minitel aurait pu se transformer ou coexister avec Internet, mais le manque de vision a conduit à son obsolescence.

Extrait du livre, P62 :

XN: Le Minitel, c’est un petit miracle pour la France. C’est le résultat du coup de génie d’un ou deux mecs qui ont eu du courage politique de Giscard qui a donné le feu vert. Faut pas oublier qu’on a equipé tous les ménages français avec un Minitel ! En général, les inventions géniales, on les met au panier: Regarde ce qui est arrivé à l’aérotrain. Donc il y a une idée de génie, des investissements de fou, et après on a confié tout ça à l’administration. Et là, c’est parti en sucette.

3. La box, un simple moyen d’accès à l’Internet

La box Internet, bien qu’élément central des foyers, n’est pour Niel qu’un outil parmi d’autres pour connecter les utilisateurs. Ce qui importe, c’est le contrôle du dernier kilomètre de fibre, là où réside la vraie valeur pour les opérateurs télécoms. Les GAFAM, malgré leurs câbles transatlantiques, ne peuvent pas rivaliser sur ce terrain. En revanche, Niel reconnait que des acteurs comme Starlink ont un rôle à jouer dans des zones reculées, mais la fibre optique reste, selon lui, la technologie la plus pérenne.

Extrait du livre, P96 :

JLM: Les GAFAM installent leurs propres câbles dans l’océan Atlantique. On ne peut pas imaginer qu’ils aillent plus loin et qu’ils concurrencent les opérateurs télécoms en développant leurs propres réseaux ?

XN: Ça n’a rien à voir avec la capillarité et la densité des réseaux qui vont jusque chez l’abonné. L’investissement dans un câble transatlantique est largement inférieur à celui d’un opérateur français en réseau local. Imaginons qu’un de ces opérateurs soit racheté par un GAFAM: outre que l’on voit mal les pouvoirs publics autoriser une relle transaction, à quoi ça leur servirait ? L’objectif des GAFAM comme des plateformes de contenus est d’être présent dans 100% des foyers français; un opérateur n’atteint qu’une partie de ces foyers. Au contraire, ce qu’ils veulent c’est plus d’opérateurs, pour touche, plus d’utilisateurs. C’est ce qu’ils font en Afrique, où Facebook rémunère les opérateurs pour qu’ils déploient plus vite leurs réseaux.

4. Les centres d’appels : l’enfer du XXIe siècle

Xavier Niel décrit les centres d’appels comme des « ouvriers du XXIe siècle ». Ces grandes structures anonymes où des centaines de salariés répondent à des appels sont selon lui obsolètes. Il a expérimenté une nouvelle approche, en créant de petits centres d’appels de moins de dix personnes, proches des clients, pour améliorer à la fois la qualité du service et les conditions de travail. Contre toute attente, cette initiative, jugée coûteuse en interne, s’est avérée un succès, augmentant la satisfaction des abonnés et réduisant le turnover des employés.

Extrait du livre, P102 :

JLM: Tu as aussi donné une interview à Society en 2016 où tu as dit : « Les salariés dans les centres d’appels, ce sont les ouvriers du XXIe siècle. C’est un métier horrible. Le job qu’ils font, c’est le pire des jobs. » C’est un peu maladroit, non ?

XN: Très maladroit. Je voulais dire que c’est un métier très dur, mais je n’ai pas utilisé les bons mots. J’ai toujours trouvé bizarre que cette activité se pratique de la même manière depuis cinquante ans, sans aucune innovation. Des plateaux de 500 salariés reçoivent des appels de façon aléatoire, et y répondent de façon anonyme, avec des horaires compliqués, parce que la hotline doit être accessible sur une grande amplitude horaire. Je me suis posé la question : est-ce qu’on est capable de changer ça ? Comment rendre le travail plus agréable pour le salarié ? Et le service plus efficace pour l’abonné ? Alors on a lancé une expérimentation de mini-centres d’appels, avec moins de dix personnes, qui peuvent facilement se déplacer chez l’abonné si une intervention est nécessaire. On a commencé il y a cinq ans, par des quartiers de Paris et de Lyon. Plus de 40% du support est déjà fait comme ça et ça continue à se développer.

5. Freebox Ultra : une innovation écoresponsable

Avec la Freebox Ultra, Xavier Niel s’engage dans une démarche écologique en prônant la réparabilité et la durabilité. Il explore des idées originales, comme l’utilisation de la chaleur des datacenters pour chauffer des logements, ou l’installation de panneaux solaires sur les box. Bien que certaines propositions se soient révélées impraticables, il reste convaincu que l’impact environnemental de la technologie peut encore être amélioré et espère trouver des solutions concrètes pour ses abonnés.

Extrait du livre, P106 :

JLM: Free s’est targué d’avoir sorti une box écoresponsable avec la Freebox Ultra. Les économies d’énergie, la réparabilité, les matériaux durables: ça t’intéresse vraiment? Ou tu as complètement délégué ?

XN: Non seulement je m’y intéresse, mais j’ai même milité pour ça. On essaye d’avoir des idées originales. On récupère la chaleur des datacenters pour chauffer des logements. On a envisagé de placer des panneaux solaires sur les box, pour produire une énergie propre chez tous nos abonnés. On s’est vite rendu compte que c’était absurde, mais on essaye toujours de se dire : « Qu’est-ce qu’on peut faire de plus ? » On n’a pas encore craqué le truc, mais on y travaille. J’aimerais bien trouver une idée qui ait un impact concret, visible et significatif chez tous nos abonnés, en termes de réduction d’émissions. Un truc qui change leur vie.

6. Station F : faire de la france un hub mondial de l’innovation

Station F, le plus grand incubateur de start-up au monde, est né de la volonté de Xavier Niel de prouver que la France est un pays d’entrepreneurs. Il a transformé un ancien entrepôt ferroviaire en un lieu emblématique de l’innovation. Sa démarche visait non seulement à soutenir les start-ups, mais aussi à changer l’image de la France à l’international. Malgré des tentatives des pouvoirs publics de s’immiscer dans le projet, Niel a tenu à piloter Station F en solo, y investissant 250 millions d’euros de sa poche.

Extrait du livre, P140 :

JLM: Et le gouvernement a aussi insisté pour que tu ne fasses pas ça tout seul ?

XN: C’est un des aspects étranges du système français. Je préférais piloter ce projet seul, même s’il coûtait cher.  Mais dans ce pays, les pouvoirs publics aiment bien se mêler de tout, donc ils te proposent des mariages forcés ou des trucs bizarres. Fleur Pellerin, la ministre du Numérique, s’est beaucoup agitée. Elle m’envoie un message un soir vers 23 heures en me disant : « Je vais outer le lieu à Libé. » C’est sympa, mais j’avais rien demandé. Trois jours après sort une interview titrée : « Nous allons créer un lieu étendard du numérique », où elle annonce que « le projet sera financé par un pool d’investisseurs français ». Du coup, je me suis renseigné pour voir si je pouvais changer de nom et devenir « un pool d’investisseurs français », vu qu’apparemment ça sonne mieux que « Xavier Niel».

JLM: Ensuite on t’a mis en contact avec quelques « investisseurs français » ?

XN: J’ai eu droit à Maurice Lévy, le patron de Publicis, ou Stéphane Richard, le patron d’Orange qui me demande quel est le modèle. Je lui dis : « C’est assez simple: je mets 250 millions d’euros, il n’y a pas de retour sur investissement, mais on aide les entrepreneurs. » Il me dit : « C’est génial ton truc, je te rappelle. » J’attends toujours.

7. Téléphonie Mobile : une technologie encore imparfaite

Bien que répandue, la téléphonie mobile n’a pas encore atteint sa pleine maturité, selon Niel. Il souligne que la qualité du réseau varie encore en fonction des conditions environnementales. Si l’Internet fixe est devenu une commodité, l’accès mobile reste, lui, perfectible. Pour les opérateurs mobiles, la gestion des fréquences et la nécessité de déployer toujours plus d’antennes représentent des défis coûteux, limitant l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché.

Extrait du livre, P172 :

JLM: Est-ce que la téléphonie mobile est devenue une technologie mature ?

XN: Bof. C’est une technologie mature à condition que je sois sur un toit, que je voie l’antenne, qu’il fasse beau, et qu’il n’y ait pas de perturbations tu rajoutes des murs, des gens, des tonnes de paramètres, la maturité n’est plus si évidente. D’une minute a l’autre, exactement au même endroit, ça marche ou ca marche pas, et ça, c’est pas le signe d’une technologie mature. Il y a toujours des sources d’amélioration. Autant l’accès fixe à Internet est devenu une commodité autant l’accès mobile peut encore progresser.

8. Conquérir le monde des Télécoms

Xavier Niel a une ambition sans fin : devenir le premier opérateur télécom mondial. Avec une carte du monde dans son bureau, chaque pays où Free est implanté est colorié en rouge. Son objectif ? Remplir cette carte, pays après pays, quitte à racheter jusqu’à cinq opérateurs par an. Contrairement à d’autres, Niel gère la croissance de Free sans surendettement excessif, s’appuyant sur la rentabilité de ses entreprises pour financer son expansion internationale.

Extrait du livre, P297 :

JLM: Et ton travail, c’est d’abord les télécoms. Tu as envie de grossir encore, à l’international. Jusqu’à quel point? Quand est-ce qu’on dit «stop» ?

XN: J’ai une carte du monde dans mon bureau. Chaque pays où on est présent est colorié en rouge. Il y a encore beaucoup de pays qui sont en blanc. Si je rachète cinq opérateurs par an, dans les trente ans qui viennent j’aurai rempli ma carte du monde. Je sais pas si je bosserai jusqu’à 85 ans, mais tu vois le truc. Si je fais ça, je deviens le premier opérateur mondial, et le seul à être présent dans tous les pays du monde. C’est ce jeu-là qui me plaît.

9. Les outils numériques et l’évolution du savoir

Xavier Niel voit les outils numériques, comme les calculatrices, non pas comme des menaces mais comme des extensions de notre savoir. Il admet que si ces outils ont changé nos usages, ils ne nous ont pas dépossédés de nos connaissances. En revanche, les sciences humaines demandent une conscience historique, un domaine où les machines ne peuvent pas se substituer à l’homme. Les machines (IA) peuvent fournir une mémoire documentaire exhaustive, mais c’est à l’homme de l’interpréter.

Extrait du livre, P270 :

JLM: Mais si ChatGPT peut faire la dissertation à ma place, comment vais-je apprendre à raisonner, à agencer les arguments, à écrire un texte ? Si je peux confier à une machine tous mes travaux d’apprentissage, est-ce que je ne vais pas devenir stupide ?

XN: À chaque fois qu’on a inventé un outil, la crainte a été la même : l’outil va me déposséder d’un savoir. Regarde les calculatrices, elles sont capables de calculer infiniment plus vite qu’un être humain. Est-ce qu’elles nous ont dépossédés du savoir mathématique ? Non, mais ce savoir n’est plus tout à fait le même, les usages ont changé. On ne fait plus de calcul mental, c’est devenu un jeu télévisé. Je n’ai pas posé une seule division au cours des trente-cinq dernières années, parce que j’ai utilisé une calculatrice à chaque fois que j’ai eu besoin d’en faire une. Si tu me demandes de faire une division aujourd’hui, je suis pas sûr de me souvenir comment on fait. Est-ce que ça m’a manqué ? Est-ce que ça me pose un problème dans ma vie? Est-ce que je sais ce que c’est qu’une division ? Oui, mais c’est pas pour ça que je sais la faire. Il faut accepter que le savoir change.

Le Récap
  • Tl;dr
  • 1. Le piratage des téléphones de l’Élysée
  • 2. Le Minitel, une invention géniale mais mal exploitée
  • 3. La box, un simple moyen d’accès à l’Internet
  • 4. Les centres d’appels : l’enfer du XXIe siècle
  • 5. Freebox Ultra : une innovation écoresponsable
  • 6. Station F : faire de la france un hub mondial de l’innovation
  • 7. Téléphonie Mobile : une technologie encore imparfaite
  • 8. Conquérir le monde des Télécoms
  • 9. Les outils numériques et l’évolution du savoir
En savoir plus
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