Thinking Machines Lab : la startup IA qui affole la Silicon Valley avec une levée de 2 milliards

Image d'illustration. Podcast Ligne de Code S02E01ADN
Fondée par l’ex-CTO d’OpenAI, Thinking Machines Lab lève 2 milliards de dollars et vise une IA open source, défiant les géants du secteur dès sa première année.
Tl;dr
- Thinking Machines Lab lève 2 milliards de dollars.
- Valorisation record à 12 milliards pour la jeune startup IA.
- Lancement d’un produit open source imminent.
Une levée de fonds record qui secoue la Silicon Valley
Rarement la scène tech californienne aura connu une telle effervescence autour d’une jeune pousse. Fondée par l’ancienne CTO d’OpenAI, Mira Murati, la startup Thinking Machines Lab vient de boucler un tour de table inaugural hors normes, avec pas moins de 2 milliards de dollars réunis sous la houlette du fonds Andreessen Horowitz. Cette opération propulse déjà la valorisation de l’entreprise à quelque 12 milliards de dollars — une envolée notable, alors que les rumeurs tablaient encore récemment sur une estimation plus modeste de 10 milliards.
Des investisseurs et partenaires prestigieux au rendez-vous
L’enthousiasme des investisseurs ne s’est pas limité à un cercle restreint. Ce financement réunit des noms tels que Nvidia, Accel, ServiceNow, CISCO, AMD ou encore Jane Street. Un tel engouement s’explique par le potentiel que certains attribuent déjà à cette très jeune structure, vue comme une rivale crédible face aux géants actuels des modèles d’intelligence artificielle, parmi lesquels figurent Anthropic, Google DeepMind ou encore… OpenAI.
La liste des soutiens n’est pas la seule singularité du projet. À peine lancée il y a moins d’un an, Thinking Machines Lab aligne dans ses rangs plusieurs anciens collaborateurs issus d’OpenAI, dont John Schulman, Barret Zoph et Luke Metz. La société recrute activement des profils expérimentés ayant déjà piloté le développement de produits IA innovants.
Bientôt un produit open source ? Premiers indices dévoilés
Curieusement, malgré sa valorisation fulgurante, l’entreprise reste discrète sur ses travaux en cours. Pourtant, dans un message publié mardi sur X (ex-Twitter), Mira Murati a commencé à lever le voile : « Bientôt, nous partagerons nos meilleures avancées scientifiques pour aider la communauté à mieux comprendre les systèmes d’IA de pointe » », annonçant également une première solution incluant une composante « significativement open source ». Ce produit ciblera en priorité chercheurs et startups désireux de bâtir leurs propres modèles sur-mesure.
Pour mieux cerner les ambitions immédiates de Thinking Machines Lab, quelques éléments clés émergent :
- Lancement prévu « dans les prochains mois », selon Murati.
- Soutien affiché au monde académique et entrepreneurial IA.
- Piste possible vers l’ouverture d’un modèle IA public.
Derrière les projecteurs : une bataille technologique serrée
Cependant, il subsiste bien des incertitudes quant à la nature exacte du futur produit : s’agira-t-il d’un modèle ouvert comme ceux proposés par certains concurrents pour contrer l’offre ChatGPT ? La direction entretient le suspense. Entre-temps, un accord avec Google Cloud a été conclu pour alimenter ses futurs développements.
Enfin, signalons que selon plusieurs sources proches du dossier, des discussions auraient eu lieu avec Meta, intéressée par une éventuelle acquisition — sans qu’aucune offre concrète n’ait émergé jusqu’ici. Face aux mastodontes qui investissent massivement en R&D dans le secteur — citons ici encore Meta ou Google DeepMind —, Thinking Machines Lab devra rapidement transformer ses promesses en réalisations tangibles si elle entend s’imposer durablement dans la course mondiale à l’intelligence artificielle générative.