Taara, rival de Starlink d’Alphabet, devient une entreprise indépendante

Image d'illustration. TaaraADN
Taara, le concurrent de Starlink appartenant à Alphabet, prend son envol en devenant une entreprise indépendante.
Tl;dr
- Alphabet libère sa filiale internet laser Taara.
- Taara concurrence directement le réseau Starlink d’Elon Musk.
- Le prochain objectif de Taara est de développer une puce photonique en silicium.
Alphabet laisse s’envoler Taara, son entreprise internet à base de laser
Alphabet, la société mère de Google, a décidé de donner son indépendance à Taara, sa compagnie offrant un service internet basé sur la technologie laser, d’après les informations rapportées par le Financial Times. Taara était auparavant une partie intégrante du système d’incubation de projets futuristes de X (à ne pas confondre avec le réseau social du même nom).
Un concurrent direct pour le réseau Starlink d’Elon Musk
L’originalité de Taara réside dans son utilisation de faisceaux de lumière pour offrir des services internet et téléphoniques à haut débit dans les zones difficiles d’accès à travers le monde. Cette technologie la place en concurrence directe avec le réseau de satellites Starlink, propriété d’Elon Musk.
Avec une équipe de deux douzaines de membres et une politique d’embauche agressive, Taara a réussi à obtenir le soutien de Series X Capital. Si Alphabet conserve une participation minoritaire dans l’entreprise, elle reste pour l’instant discrète sur les détails du financement initial ou sur les objectifs financiers potentiels.
Une technologie innovante pour connecter le monde
Le service de Taara est actuellement opérationnel dans 12 pays à travers le monde. Il a notamment fourni un service supplémentaire lors d’événements tels que le festival de Coachella. La technologie fonctionne en envoyant des faisceaux de lumière vers divers terminaux. Selon Alphabet, le système peut transmettre des données à une vitesse de 20 gigabits par seconde sur une zone d’environ 12 miles. L’entreprise affirme également que ces systèmes sont relativement faciles à construire et à entretenir, surtout en comparaison avec les satellites dans l’espace.
Prochaine étape : le développement d’une puce photonique en silicium
Enfin, d’après Mahesh Krishnaswamy, le directeur général de Taara et ingénieur principal, la prochaine étape consiste à développer une puce photonique en silicium. Cela permettra d’éliminer le besoin de nombreux miroirs et lentilles actuellement positionnés sur les terminaux du système.
Il reste cependant un long chemin à parcourir pour Taara avant de rattraper Starlink, qui compte déjà plus de quatre millions d’abonnés dans le monde. En effet, Taara ne vend pas d’abonnements directement aux consommateurs. Elle préfère s’associer avec des sociétés de télécommunication existantes, comme T-Mobile, pour étendre leurs réseaux à des endroits reculés.