Menu
Servicesmobiles.frServicesmobiles.fr
Navigation : 
  • Tech
    • Mobile
    • Apple
    • Google
    • trackr.fr
  • BtB
    • OpenAI
  • Fintech
    • Crypto-monnaies
    • Revolut
En ce moment : 
  • IA
  • Apple
  • Satellite
  • ChatGPT

Quels sont les usages et les modèles économiques en matière de TV Mobile

BtB / Nokia / Publicité / Strategie
Par La Rédaction,  publié le 26 mars 2008 à 8h55, modifié le 2 mars 2020 à 14h50.


Questions pour Filip Gluszak, Directeur Marketing d’UDcast

Quels sont les usages et les modèles économiques en matière de TV Mobile dans le monde ?

Deux modèles économiques principaux co-existent, la télévision gratuite et la télévision payante. La télévision gratuite relève d’un modèle qui a été mis en place essentiellement en Asie (le Japon, avec la norme ISDB-T, compte 18 millions d’utilisateurs, la Corée, avec la norme T-DMB, compte plus de 8 millions d’utilisateurs). La gratuité permet une pénétration rapide du service. Pour l’instant les services de la télévision gratuite sont subventionnés par l’Etat, des chaînes TV ou par le biais d’autres services mobiles (exemple, la géolocalisation en Corée). Signalons que la publicité mobile est, quant à elle, une source potentielle de revenus très intéressante. Cependant, étant donné le temps relativement court d’utilisation du mobile et le nombre restreint d’utilisateurs, les revenus publicitaires sont pour l’instant un peu décevants. Le développement de la publicité mobile va exiger un volume d’utilisateurs plus important et un peu plus d’innovation de la part des chaînes TV et des annonceurs, en proposant par exemple de la publicité ciblée ou interactive.

La télévision mobile constitue un intérêt stratégique pour de nombreux diffuseurs, et de nouvelles idées ne cessent d’émerger. Aux Etats-Unis, nous travaillons actuellement avec des consortiums de chaînes de télévision et de grands constructeurs sur une solution qui permettra l’adaptation des réseaux de télévision gratuite numérique ATSC à la réception mobile.La télévision payante, quant à elle, est un modèle déjà mis en place en Italie avec le DVB-H – cela concerne plus de 800.000 utilisateurs – ou aux Etats-Unis avec l’opérateur Verizon. L’accès aux bouquets coûte environ 10 euros par mois. En Italie des chaînes premium sont proposées en plus des bouquets standard. D’après des analystes (Screendigest) l’accès payant constituerait un très large potentiel représentant 90% des 4.4 milliards d’euros de revenus de la télévision mobile en 2011.Dans la plupart des cas, ce sont les opérateurs mobiles qui assurent la commercialisation de l’offre vers les utilisateurs, tandis que les réseaux de diffusion sont plutôt l’affaire des fournisseurs de services indépendants qui mutualisent l’offre de plusieurs opérateurs (Japon, Corée, USA, Finlande, Vietnam).

Y a-t-il de grandes différences d’usage et de technique selon les pays ?

L’union européenne vient de ratifier le DVB-H en tant que norme officielle pour la télévision mobile des 27 états membres. La norme DVB-H est largement répandue en Asie avec des déploiements déjà réalisés au Vietnam, aux Philippines, en Malaisie et en Inde, ainsi que sur le continent africain et au Moyen-Orient. En Amérique, le DVB-H et le DVB-SH vont se partager le marché avec deux normes locales : FLO (mis en place par Qualcomm) et ATSC-M/H (basé sur deux propositions techniques A-VSB et MPH). Le Japon, pour sa part, reste fidèle à une norme locale, le ISDB-T. La Corée utilise le T-DMB tandis que la Chine est en train de mettre en place sa propre norme CMMB tout en réalisant – l’imminence des jeux olympiques oblige ! – des déploiements commerciaux avec d’autres standards.


Quelles sont, en matière d’usages, les grandes différences entre la télévision 3G, le DVB-H et le satellite ?

En règle générale, le DVB-H et le DVB-SH (diffusion par satellite) offrent une meilleure qualité d’image que la télévision 3G, le mode broadcast permettant de réserver plus de bande passante pour chaque chaîne. Avec des améliorations technologiques comme le HSPA, la qualité d’image en 3G va continuer à s’améliorer mais le DVB-H et le DVB-SH ont l’avantage de préserver la consommation d’énergie des terminaux grâce à la technique du « time-slicing » et d’assurer la disponibilité du service en tous lieux. Cet argument technique est prépondérant car, a contrario, les réseaux 3G peuvent rapidement être saturés lors des périodes d’affluence des utilisateurs (dans les stades, en centre ville ou au moment du prime time).
La 3G reste néanmoins nécessaire et complémentaire au broadcast. En effet, une offre complète de télévision mobile doit aller au-delà des chaînes les plus populaires en proposant une large gamme de contenus, y compris des chaînes thématiques et de la VOD (vidéo à la demande) qui seront diffusées par la 3G en mode unicast.

Pourquoi le lancement de cette offre est-il difficile à mettre en place ?

La télévision mobile n’est pas juste un nouveau mode de diffusion, c’est une des premières applications réelles de la convergence entre de nombreux acteurs de la télévision et de la communication mobile, tous associés autour de la technologie IP. Même si sur le plan technologique les solutions réseaux sont déjà suffisamment matures et que l’offre des terminaux ne cesse de croître, il reste de nombreuses questions d’ordre business ou réglementaire à résoudre : le contrôle des droits de diffusion, le partage des revenus entres les acteurs de la chaîne de valeur, la mise en place des offres de publicité mobile, la disponibilité et les règles d’attribution des fréquences etc. Du fait de la demande des consommateurs et d’un intérêt économique grandissant, les solutions et les usages ne vont pas tarder à se généraliser.

Comment la création de contenus s’organise-t-elle ?

A ce jour, 95% des contenus diffusés sur des mobiles sont identiques à ceux de la télévision traditionnelle ou en sont une adaptation. La production télévisuelle est relativement coûteuse, mais dès lors que le nombre d’utilisateurs de TV mobile sera suffisamment grand, des fournisseurs de contenus seront certainement amenés à lancer des offres dédiées. En Italie, le consortium H3G propose déjà une chaîne de sports et une chaîne d’information dont les contenus ont été entièrement produits pour un usage mobile. En Asie, de grandes chaînes de télévision comme CNBC sont en train de proposer des services spécifiques dédiés aux mobiles.

Les stratégies des opérateurs, des constructeurs et des fournisseurs de solution semblent différentes ?

La norme DVB-H est largement adoptée par des grands constructeurs et fournisseurs de solutions ; au départ, elle a été initiée par un certain nombre d’acteurs qui ont investi dans le développement du marché, notamment Nokia ou bien Alcatel-Lucent avec le DVB-SH. Aujourd’hui, pratiquement tous les constructeurs de solutions télécom et broadcast disposent d’une offre qui permet le déploiement de la TV mobile dans tous les pays.

Chez UDcast, suite au succès de nos solutions DVB-H, DVB-SH et ATSC nous sommes en train de lancer une solution de TV Mobile dédiée au WiMAX. On s’attend à 100 millions d’utilisateurs WiMAX dans le monde d’ici 5 à 6 ans. Comme la vidéo représente déjà près de la moitié du trafic sur Internet, les solutions techniques efficaces pour la diffusion vidéo sur WiMAX vont être nécessaires pour satisfaire la demande des consommateurs.

En savoir plus
  • Nvidia investit 1 milliard chez Nokia pour accélérer l’IA en Europe
  • Le patron de Nokia Mobile alerte sur un risque imminent d’interdiction en Chine
  • Nokia accélère dans la course aux réseaux optiques
Vous aimez nos contenus ?
Recevez chaque jour nos dernières publications gratuitement et directement dans votre boite mail
Recevoir la newsletter
  • A propos
  • Mentions Légales
  • Archives
  • Newsletter
  • Prix d’une application mobile
© 2026 - Tous droits réservés sur les contenus du site Servicesmobiles.fr  - ADN Contents -