Procès Snapchat évité, mais la pression judiciaire ne retombe pas

Logo Snapchat serré par un gavel
Image d'illustration. Snap évite un procès, pas la pression. — ADN

Snap échappe à un procès très exposé sur l’addiction aux réseaux sociaux. L’accord évite le témoignage d’Evan Spiegel, pas le débat de fond.

En bref

  • Snap règle son dossier avant le procès
  • Evan Spiegel n’aura pas à témoigner
  • D’autres plaintes visent encore Snap et Meta

Snap était devenu le dernier accusé encore en lice dans ce dossier sur l’addiction aux réseaux sociaux. Et puis, juste avant l’ouverture réelle des débats, la société a trouvé un accord avec deux adolescentes qui accusaient l’application d’avoir contribué à des actes d’automutilation et à d’autres troubles de santé mentale.

Snap a quitté la salle d’audience au dernier moment

La sélection du jury avait démarré la semaine dernière, et le procès devait commencer ce mois-ci. Avec cet accord, Snap évite surtout une séquence très exposée, le témoignage attendu de son patron Evan Spiegel. Ce point comptait, parce qu’il aurait comparu pour la première fois dans un procès de ce type visant le créateur de Snapchat.

Les conditions de l’accord n’ont pas été rendues publiques. L’entreprise a indiqué que les parties avaient réussi à régler l’affaire à l’amiable. Elle ajoute rester engagée sur la sécurité, la vie privée et le bien-être de sa communauté.

Deux adolescentes au centre d’un dossier très observé

Les plaignantes, identifiées dans les documents judiciaires comme K.D.B. et S.J., reprochaient à l’application ses effets sur leur santé psychique. Elles avaient déjà conclu des accords avec Meta, puis avec YouTube et TikTok. Bref, quand Meta a transigé la semaine dernière, Snap s’est retrouvé seul face au tribunal.

Leur avocate, Emily Jeffcott, explique que ces accords constituent pour elles une forme de justice et qu’ils servent un objectif plus large, obtenir des comptes des plateformes pour leur impact présumé sur des millions d’enfants aux États-Unis.

Une série d’affaires qui commence à peser

Ce dossier n’est pas isolé. Plus tôt cette année, Meta, Snap, TikTok et YouTube avaient déjà été visés par une autre plainte, portée par une femme de 20 ans qui affirmait que ces applications lui avaient nui quand elle était enfant.

Dans cette autre affaire, Snap et TikTok avaient aussi réglé le litige avant le procès. Le jury a ensuite condamné Meta et YouTube à verser environ 6 millions d’euros (6 millions$) de dommages et intérêts. Clairement, le risque judiciaire n’est plus théorique.

Le vrai sujet, ce sont les contentieux encore ouverts

Cet accord change la photo du jour, pas le paysage. Meta et Snap restent confrontés à de nombreuses autres poursuites liées à l’addiction aux plateformes et à d’autres questions de sécurité.

Pour l’écosystème, c’est le point à suivre. Pas seulement parce qu’un procès de plus s’arrête avant audience complète, mais parce que chaque règlement évite un précédent public, tout en laissant la pression monter sur les pratiques produit, la protection des mineurs et la responsabilité des grandes plateformes.

Christophe Romei

Spécialiste Tech

Expert sur l'industrie du mobile depuis 2005

X LinkedIn Site web Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Addiction Réseaux sociaux Snapchat

Lisez Servicesmobiles.fr en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources