OpenAI introduit la prédiction de l’âge pour les utilisateurs de comptes ChatGPT

ChatGPT
Image d'illustration. ChatGPT — OpenAI / PR-ADN

OpenAI annonce le déploiement d'une fonctionnalité permettant d’estimer l’âge des utilisateurs de comptes ChatGPT. Cette nouveauté vise à renforcer la sécurité et à mieux adapter les services aux besoins des différentes tranches d’âge.

  • OpenAI déploie un outil de prédiction d’âge mondialement.
  • Des mesures sont prises pour limiter l’accès des mineurs.
  • Des risques de contournement par les jeunes persistent.

Une nouvelle étape pour OpenAI : l’âge comme garde-fou

Depuis peu, OpenAI s’engage dans une direction désormais courante chez les géants du numérique : instaurer des barrières d’accès basées sur l’âge des utilisateurs. Pour tenter de mieux contrôler qui fréquente sa plateforme, la société déploie progressivement un système de prédiction d’âge à l’échelle mondiale.

L’outil, tel que présenté, se fonde sur différents signaux : durée de vie du compte, horaires habituels de connexion, habitudes d’utilisation et âge déclaré. Selon le communiqué de l’entreprise, ce croisement d’informations doit aider à déterminer si un utilisateur est mineur.

Lutte contre les dérives : une réaction aux incidents passés

Mais pourquoi ce soudain empressement ? Ces dernières années, les acteurs majeurs de l’intelligence artificielle ont trop souvent privilégié l’innovation à marche forcée, greffant a posteriori des garde-fous lorsque des failles apparaissent.

Le cas d’OpenAI est révélateur : la société a été récemment citée dans une affaire judiciaire dramatique liée au suicide d’un adolescent ayant utilisé ChatGPT. Face à la pression croissante autour de la sécurité des jeunes en ligne, la firme a réagi en renforçant ses restrictions automatiques et en créant un conseil consultatif dédié à la santé mentale.

Nouveaux modes adultes : promesses et limites

Ce durcissement réglementaire ne tombe pas du ciel. Il accompagne le projet imminent d’OpenAI de lancer un « mode adulte », conçu pour permettre aux utilisateurs majeurs d’accéder à des contenus potentiellement sensibles. Pourtant, à y regarder de près, rien ne garantit que ces dispositifs techniques suffiront réellement à éloigner les plus jeunes.

À titre d’exemple, Roblox, autre plateforme scrutée pour ses propres difficultés à protéger les mineurs, a essuyé quelques revers similaires. L’expérience montre qu’une partie des adolescents parvient toujours à contourner ces protections lorsqu’ils souhaitent accéder à certains services.

Pistes pour renforcer la protection des mineurs

Pour répondre aux défis persistants, voici quelques mesures que les plateformes pourraient envisager :

  • Mieux intégrer la vérification biométrique via selfie ;
  • Soutenir les familles avec des outils éducatifs adaptés ;
  • S’appuyer sur une surveillance humaine renforcée.

Si la mise en place de nouveaux filtres marque un progrès notable, elle soulève aussi nombre d’interrogations quant à leur efficacité réelle et au respect de la vie privée. Pour le secteur technologique, l’équilibre entre innovation et sécurité reste décidément complexe à trouver.