Meta, TikTok et Snap s’engagent dans un nouveau système d’évaluation de la sécurité en ligne

Image d'illustration. Adolescents riant ensembleDeux adolescents riant ensemble en partageant un moment tout en faisant défiler leurs téléphones dans les transports publics.
Meta, TikTok et Snap s’engagent dans un système d’évaluation visant à mesurer la sécurité en ligne de leurs plateformes. Cette initiative permet de comparer publiquement leurs pratiques pour mieux protéger les utilisateurs contre les risques numériques.
Tl;dr
- Grandes plateformes évaluées sur la santé mentale des adolescents.
- Le programme SOS attribue trois niveaux de protection.
- Meta, YouTube, TikTok et autres participent volontairement.
Nouvelles normes pour protéger la santé mentale des adolescents
Depuis peu, un vent de changement souffle sur les grandes plateformes sociales. Plusieurs acteurs majeurs, à l’image de Meta, YouTube, TikTok, Snap ou encore Roblox, ont décidé de se plier à une évaluation externe inédite visant à mesurer leur capacité à protéger la santé mentale des adolescents. Cette démarche est orchestrée par la Mental Health Coalition (MHC), via son initiative baptisée Safe Online Standards (SOS). L’objectif affiché ? Instaurer une transparence nouvelle autour des pratiques des réseaux sociaux concernant les jeunes utilisateurs.
SOS : un dispositif d’évaluation en trois temps
Le programme SOS se distingue par sa méthode : il passe au crible plus d’une vingtaine de critères répartis en catégories telles que la politique des plateformes, la gouvernance, la transparence ou encore la supervision du contenu. Menée sous l’égide du Dr. Dan Reidenberg, directeur général du National Council for Suicide Prevention, l’initiative invite chaque entreprise participante à remettre volontairement ses politiques et outils internes à un panel indépendant d’experts internationaux.
Après analyse, trois niveaux de notation peuvent être attribués :
- « Utiliser avec précaution » : badge bleu réservé aux plateformes offrant un accès simple aux outils de signalement et des paramètres de confidentialité clairs.
- « Protection partielle » : outils existants mais difficiles d’accès ou d’utilisation.
- « Ne répond pas aux normes » : modération et filtres jugés inefficaces face aux contenus dangereux.
Meta et ses partenaires dans la tourmente et l’action
Si la MHC collabore avec Meta depuis sa création en 2020, ce partenariat s’inscrit dans un contexte délicat. Accusée d’avoir minimisé l’impact négatif de ses produits sur la santé mentale — le projet interne « Project Mercury », démarré il y a quatre ans, avait pointé du doigt ces risques, la firme californienne doit aujourd’hui composer avec des procès retentissants concernant l’exposition des mineurs à des contenus addictifs. Parallèlement, elle multiplie les initiatives publiques avec la MHC : campagne « Time Well Spent Challenge » en 2024 pour encourager une utilisation raisonnée chez les ados, ou programme « Thrive » facilitant le partage de données sur les contenus liés à l’automutilation.
D’autres géants sous surveillance accrue
La vigilance ne concerne pas uniquement Meta. D’autres entreprises emblématiques telles que Roblox, récemment critiquée pour le bien-être insuffisant des jeunes sur sa plateforme, ou encore Discord, qui renforce actuellement son système de vérification d’âge suite à divers incidents, prennent également part au programme SOS.
À travers ces initiatives volontaires mais sous pression sociale croissante, les plateformes tentent visiblement de regagner confiance tout en améliorant leurs dispositifs pour mieux protéger les adolescents face aux dangers du numérique moderne.