LinkedIn ajoute des profils plus souples, un fil centré réseau et des outils de monétisation. Un virage qui colle à la montée des activités parallèles.
En bref
- LinkedIn adapte ses profils aux carrières multiples
- Un fil réseau et une carte de visite arrivent
- Les créateurs gagnent de nouveaux leviers de monétisation
Le signal est assez net. LinkedIn ajuste son produit à une réalité qui prend de la place, celle des professionnels qui cumulent plusieurs casquettes, lancent un projet à côté ou testent une activité qui ne ressemble pas à leur poste principal.
Le profil LinkedIn suit enfin les carrières à tiroirs
La plateforme va permettre de mieux mettre en avant plusieurs emplois sur un même profil. Ce n’est pas un détail d’interface. C’est une façon de reconnaître que, pour pas mal de membres, le parcours n’entre plus dans une ligne unique, avec un employeur, un titre, et rien à côté.
LinkedIn explique avoir observé davantage de profils mentionnant plusieurs rôles en parallèle. Et un chiffre ressort, le nombre d’utilisateurs ayant ajouté « fondateur » à leur profil a grimpé de 70 % sur un an. Le contraste est là, le réseau pensé pour la carrière classique se recale sur des trajectoires plus fragmentées.
Un fil réseau pour voir moins d’algorithme, plus de relations
Autre test, un fil « network » qui n’affichera que les publications et mises à jour des connexions existantes ainsi que des comptes suivis. Donc moins de recommandations algorithmiques, plus de proximité relationnelle. Pour un réseau professionnel, l’idée est plutôt cohérente.
Dans le même mouvement, LinkedIn ajoute une carte de visite numérique intégrable au wallet du téléphone. Le but est simple, faciliter la connexion sur la plateforme après une rencontre dans la vie réelle. Bref, l’application essaie de mieux relier l’online au terrain.
Conseil payé, analytics et vidéo, LinkedIn muscle sa couche creator
Pour les fondateurs et dirigeants, la nouveauté la plus directement monétisable s’appelle Advice Sessions. Le principe, proposer via la plateforme des rendez-vous individuels et des consultations payantes. Au lancement, la fonction sera réservée aux abonnés Business Premium aux États-Unis, et LinkedIn précise qu’il ne prélèvera aucune part sur les revenus générés.
La plateforme ajoute aussi un nouveau tableau de bord d’analytics pour suivre les performances des publications. Côté vidéo, elle prévoit d’étendre son programme de partage de revenus, fondé sur une part des recettes issues des publicités pre-roll.
L’IA accélère les projets, pas forcément les entreprises
LinkedIn relie ces changements à une transformation plus large du travail, portée en partie par la montée de l’IA. Mais la lecture interne reste prudente. Hari Srinivasan, Chief Product Officer de l’entreprise, dit que les données montrent bien qu’il y a davantage de personnes qui lancent des entreprises aujourd’hui, tout en reconnaissant qu’il est difficile d’en identifier la cause exacte.
Et sa nuance est la plus intéressante. Selon Hari Srinivasan, « Vous pouvez créer toutes ces choses incroyables avec l’IA, mais je ne sais pas si cela a forcément rendu plus facile la construction d’une entreprise ». En gros, fabriquer un produit plus vite ne règle pas tout. Sur LinkedIn, cette différence devient maintenant un sujet produit à part entière.