Light Phone lance un outil VTC sans pub pour réserver via Uber ou Lyft. Un ajout clé pour son pari du mobile minimaliste, avec quelques frais à surveiller.
En bref
- Light Phone ajoute les VTC via Uber et Lyft
- Tremp fournit l’infrastructure et facture 10%
- Le service arrive avec LightOS v582
Le vrai test d’un téléphone minimaliste, ce n’est pas l’esthétique. C’est le moment où vous devez rentrer vite, sans appli, sans smartphone, parfois sous la pluie. Avec son nouvel outil Rideshare, Light Phone s’attaque enfin à ce trou dans la raquette, en réunissant les courses Uber et Lyft dans une interface unique, sans publicité, bâtie avec Tremp.
Le point faible du téléphone minimaliste se referme
Chez Light, l’idée reste la même, garder l’utile et couper le bruit. Sauf que les VTC sont devenus un service de transport du quotidien, et jusqu’ici ils restaient très liés à l’usage d’une appli mobile classique. Pour les utilisateurs qui essaient justement de quitter ce modèle, c’était un manque assez concret.
L’outil repose sur Tremp, un service de commande de trajets par SMS. Et ça compte, parce que Light Phone ne se contente pas d’ajouter une fonction, il règle un usage critique sans renier sa promesse de sobriété. Clairement, pour la proposition de valeur du produit, c’est un ajout plus stratégique qu’il n’en a l’air.
Un parcours simple, mais pas gratuit
Quand vous ouvrez Rideshare, le téléphone lance le GPS et affiche une carte pour vérifier le bon point de prise en charge. Ensuite, on cherche la destination, on valide l’itinéraire, puis on choisit parmi les options de trajet disponibles.
Vous récupérez aussi les informations du chauffeur, avec la possibilité de l’appeler si besoin. Des lieux enregistrés peuvent être ajoutés pour les trajets répétés, vers les endroits les plus fréquents.
Il faut d’abord passer à LightOS v582, puis installer l’outil et créer un compte Tremp depuis le tableau de bord. Côté coût, Tremp ajoute 10% de frais de service, avec un minimum d’environ 2 euros (2$), en plus du tarif facturé par Lyft ou Uber. Les cinq premiers trajets effectués dans les 30 jours échappent toutefois à ces frais.

Le Light Flip récupère au passage un vrai argument
L’annonce sert aussi de rampe de lancement au Light Flip. La précommande reste affichée à environ 269 euros (299$) jusqu’au vendredi 18 septembre, avant un passage à environ 314 euros (349$). Et oui, Rideshare fonctionnera aussi sur ce modèle.
Depuis l’annonce de juillet, Light dit avoir avancé sur plusieurs points matériels, la structure interne, l’intégration des antennes sans obstruction, un écran revu à la hausse, et même l’ajout d’une puce NFC, qui n’était pas prévue au départ. Pas anodin.
Derrière ce service, la future bibliothèque d’outils prend forme
Bon, il y a un autre signal dans cette annonce. Light précise que Rideshare a été développé avec le même SDK que celui de son programme développeurs. Autrement dit, ce lancement ne parle pas seulement de mobilité, il montre que la plateforme commence à prendre corps.
Les soumissions d’utilisateurs doivent ouvrir plus tard ce mois-ci, et la Tool Library est attendue à l’automne. En parallèle, Light compte continuer à faire évoluer l’outil avec Tremp, en ajoutant de nouvelles fonctions et en s’appuyant sur les retours des utilisateurs.