Les interférences de la 5G risquent de modifier l’exactitude des prévisions météorologiques

La 5G risquent de modifier l'exactitude des prévisions météorologiques
Un accord international longtemps attendu régissant la manière dont les sociétés technologiques du monde devraient déployer la technologie 5G pose de sérieux risques pour l’exactitude des prévisions météorologiques, selon les données des agences fédérales et de l’Organisation météorologique mondiale.
Des négociateurs du monde entier lors du World Radiocommunication Conference, ont annoncé en Égypte, un accord sur le déploiement de la technologie 5G utilisant des bandes de fréquences radio spécifiques. Des études achevées avant les négociations par des agences gouvernementales américaines telles que la National Oceanic and Atmospheric Administration, la NASA et la Marine avaient prévenu que les équipements 5G fonctionnant dans la bande de fréquences 24 gigahertz pourraient interférer avec les transmissions des satellites en orbite polaire utilisés pour collecter des données météorologiques. Cela pourrait rendre les prévisions beaucoup moins fiables, selon les rapports. La fréquence à laquelle les molécules de vapeur d’eau émettent un petit signal radio est de 24 GHz, ce qui la rend si précieuse pour les scientifiques qui étudient les conditions météorologiques.
L’accord conclu en Égypte est loin de garantir que les applications 5G n’interfèrent pas avec les observations météorologiques à 24 GHz. Les pires scénarios inquiétants pour les météorologues ne se produiront pas immédiatement. La 5G n’a pas été déployée à grande échelle car la technologie et l’infrastructure nécessaires pour tenir ses promesses ne sont tout simplement pas encore là.
Le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme au Royaume-Uni, dont le modèle météorologique est généralement supérieur à celui des États-Unis, a publié lundi une déclaration dans laquelle il critiquait sévèrement les résultats de la réunion de la 5G. Selon le communiqué, l’accord « est loin de garantir que les applications 5G n’interfèrent pas avec les observations météorologiques », et compare l’accord 5G à l’inaction du monde face aux décennies d’avertissements scientifiques sur le changement climatique.
Solutions, si personne ne bouge ?
Si les prévisions sont dégradées à cause des interférences de la 5G, la NOAA envisage d’éviter les pires scénarios. Par exemple, il pourrait utiliser des canaux de détection de vapeur d’eau uniquement au-dessus des océans et exclure les terres, ce qui constituerait la source probable d’interférences.
Une autre option serait de développer des approches d’intelligence artificielle pour récupérer les données perdues ou corrompues des sondes.