La NASA explore le potentiel du 5G pour les communications des taxis aériens

Image d'illustration. 5GADN
La NASA s'intéresse à l’utilisation du réseau 5G pour améliorer les communications des futurs taxis aériens. L’agence explore comment cette technologie pourrait répondre aux besoins de connectivité et de sécurité de ces nouveaux modes de transport urbain.
Tl;dr
- 5G testé par NASA pour les taxis aériens urbains.
- Des essais montrent une faible latence et gestion de données efficace.
- Vers un usage des réseaux cellulaires existants pour l’aviation.
Vers une aviation urbaine connectée grâce à la 5G ?
Alors que le transport aérien urbain suscite de plus en plus d’intérêt, la question des communications fiables pour ces futurs « taxis volants » reste au cœur des préoccupations. Dernièrement, la NASA s’est penchée sur le potentiel des réseaux 5G pour répondre à cette problématique. L’agence américaine avance que cette technologie pourrait bien jouer un rôle décisif dans la sécurisation et la fluidité du trafic aérien au-dessus de nos villes.
Des tests grandeur nature au-dessus des bâtiments
Durant les mois d’avril et mai 2025, une série d’expérimentations s’est déroulée sur un site de la NASA. Grâce à une licence expérimentale délivrée par la Federal Aviation Administration, les équipes ont pu faire voler un appareil équipé d’une radio compatible 5G. Le dispositif comprenait également des infrastructures installées sur le toit du centre de test. À chaque vol, la qualité du signal était méticuleusement évaluée à mesure que l’appareil s’éloignait de sa station de base. Les chercheurs se sont attachés à repérer les points où les immeubles pouvaient gêner, voire couper totalement la transmission.
Au fil de ces essais, plusieurs facteurs clés ont émergé : non seulement le volume de données pouvant transiter simultanément sur le réseau, mais aussi une latence remarquablement faible — bien inférieure à celle constatée sur les systèmes satellitaires. Voilà qui ouvre potentiellement la voie à un partage instantané et précis des informations de localisation entre aéronefs dans des environnements urbains saturés.
Tirer parti des réseaux existants pour l’avenir de l’aviation
À travers ces recherches, l’idée principale défendue par la NASA consiste à exploiter l’infrastructure déjà déployée par le secteur cellulaire. Selon Casey Bakula, responsable du projet : « L’objectif est de comprendre comment les réseaux cellulaires peuvent permettre à l’industrie aéronautique d’explorer de nouveaux horizons opérationnels. La démarche vise ainsi à éviter le développement coûteux de standards inédits, tout en capitalisant sur les investissements consentis dans les technologies mobiles. Si les réseaux 5G offrent déjà «une solution satisfaisante à 80 % », il resterait alors aux chercheurs à relever les derniers défis spécifiques au secteur.
Voici ce que cela pourrait signifier concrètement pour l’écosystème aérien :
- Sécurité accrue : connexion continue même en environnement dense.
- Simplicité : recours aux antennes et infrastructures urbaines existantes.
- Pérennité : adaptation progressive sans rupture technologique majeure.
Enfin, comme le souligne la NASA, ces premiers résultats pourraient servir de référence aux futurs acteurs du réseau aéronautique urbain — qu’il s’agisse d’opérateurs télécoms ou fournisseurs spécialisés en navigation par satellite. Une étape qui devrait peser dans l’élaboration des futurs standards réglementaires pilotés par la Federal Aviation Administration.