La fin de SFR actée : Orange, Free et Bouygues se partagent l’opérateur

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Image d'illustration. SFR — ADN

Orange, Free et Bouygues Telecom ont signé un accord pour racheter SFR pour 20,35 milliards d’euros. L’opération prévoit un partage des clients et des actifs, sous réserve du feu vert des autorités compétentes.

  • Le Consortium rachète SFR pour 20,35 Md€.
  • Les actifs et clients SFR répartis entre les trois opérateurs.
  • Accord sous réserve des autorités et consultations sociales.

Une opération majeure dans les télécoms français

Après plusieurs semaines de discussions et une prolongation de la période d’exclusivité jusqu’au 5 juin, les négociations ont finalement trouvé leur issue. Alors qu’un ultime délai de 48 heures avait été envisagé pour finaliser les derniers détails, l’accord a été signé hier soir (6 juin) entre Altice France et le consortium composé d’Orange, Free et Bouygues Telecom.

La perspective d’un bouleversement s’annonce dans le secteur français des télécommunications. Trois acteurs majeurs, Bouygues Telecom, Free-Groupe iliad et Orange, réunis au sein du « Consortium » viennent d’annoncer la signature d’un protocole d’accord avec Altice France pour l’acquisition de l’opérateur historique SFR. Si cette transaction aboutit, il s’agira de l’une des plus importantes opérations industrielles menées en Europe dans ce domaine.

Détails financiers et conditions clés du rachat

Évaluée à un montant total de 20,35 milliards d’euros (valeur d’entreprise), la transaction prévoit plusieurs ajustements : un éventuel complément pouvant atteindre 650 millions d’euros, divers mécanismes liés à la performance financière de SFR, ainsi que des clauses de sortie équitablement réparties entre membres du Consortium. En outre, des indemnités de rupture allant jusqu’à 2 milliards d’euros pourraient être appliquées selon l’initiateur ou la date d’abandon du projet. La répartition du prix entre les opérateurs reste alignée sur l’offre indicative : environ 42 % pour Bouygues Telecom, 31 % pour Free-Groupe iliad et 27 % pour Orange, ces parts pouvant toutefois varier selon l’évolution des bases clients.

Nouveau partage des actifs et impacts sociaux

Le Consortium envisage une transformation profonde de la structure industrielle, tout en affichant une vigilance particulière aux questions sociales. En effet, tous les salariés concernés se verront garantir un emploi jusqu’à début 2029. Un dialogue social avec les syndicats représentatifs sera engagé sans délai. Quant à la répartition envisagée des actifs (sur données 2025), elle se décline ainsi :

  • Bouygues Telecom: activité SFR Business, une partie du grand public, MVNO Prixtel, réseau mobile en zones non denses.
  • Free-Groupe iliad: base clients RED by SFR et partie B2C/TPE sous marque SFR.
  • Orange: segment grand public restant et MVNOs Réglo, Syma, Coriolis.

Certains actifs demeureront gérés par une structure commune pendant au moins trente mois afin d’assurer la continuité du service.

Pistes à venir et incertitudes persistantes

À présent, place aux discussions avec les représentants du personnel et à l’examen par les autorités réglementaires compétentes. D’après le calendrier dévoilé, la finalisation juridique pourrait intervenir au second semestre 2026, tandis que le transfert effectif serait attendu pour le second semestre 2027. Toutefois, rien ne garantit encore que cette acquisition verra bien le jour : l’issue dépendra du feu vert des régulateurs mais aussi de l’aboutissement des consultations engagées dans les prochains mois.