Google s’apprête à adhérer au Code de conduite européen sur l’intelligence artificielle

Image d'illustration. Drapeau union europeenneADN
Google s’apprête à rejoindre officiellement le Code de conduite sur l’intelligence artificielle élaboré par l’Union européenne. Cette initiative vise à encadrer le développement et l’utilisation responsables de l’IA par les acteurs majeurs du secteur technologique.
Tl;dr
- Google adhère au nouveau Code européen sur l’IA.
- Meta refuse, jugeant le Code trop restrictif.
- L’UE impose un cadre progressif sur l’intelligence artificielle.
Un nouveau cadre européen pour l’intelligence artificielle
En matière de régulation de l’intelligence artificielle, l’Union européenne avance à grands pas. L’adoption en 2024 de la toute première législation d’envergure sur l’IA, baptisée AI Act, a marqué un tournant. Cependant, son application ne sera pleinement effective que dans les années à venir, avec une entrée en vigueur progressive des différentes obligations fixées aux entreprises du secteur.
Google se conforme, Meta s’abstient
Face à ce nouveau cadre, les réactions divergent parmi les géants technologiques. D’un côté, Google a annoncé sa décision de signer le Code de conduite volontaire européen sur l’IA. Cette mesure transitoire, non contraignante juridiquement mais alignée sur l’esprit du texte définitif, vise à anticiper les exigences du futur dispositif légal. Dans un billet publié sur son blog officiel, le groupe américain fait toutefois part de réserves : « Si la version finale du Code se rapproche mieux des ambitions européennes en matière d’innovation et d’économie – et nous saluons la possibilité d’y avoir contribué –, nous demeurons inquiets que l’AI Act et ce Code freinent le développement et le déploiement de l’IA en Europe ».
À l’inverse, la position adoptée par Meta est bien différente. La firme a tout simplement refusé de s’engager sur ce Code. Son responsable des affaires publiques mondiales, Joel Kaplan, n’a pas mâché ses mots : « L’Europe prend une mauvaise direction concernant l’IA », considérant ce texte comme une « surréglementation excessive ».
Mise en œuvre échelonnée et contexte international
Le calendrier du AI Act, quant à lui, s’étale sur plusieurs années : dès août 2025 pour les règles relatives aux modèles d’IA à usage général (GPAI), avec une période transitoire allant jusqu’en août 2027 pour permettre une adaptation complète des modèles déjà commercialisés. Certains volets liés à l’évaluation et au contrôle ne seront appliqués qu’à partir d’août 2031.
Pendant ce temps, outre-Atlantique, les autorités américaines n’en sont encore qu’au début de leurs réflexions réglementaires sur l’intelligence artificielle. Ce contraste souligne la volonté de Bruxelles d’imposer rapidement un standard mondial – une ambition qui ne laisse pas indifférents les principaux acteurs du secteur.
Lignes directrices pour les entreprises du numérique
Pour résumer concrètement le processus imposé par Bruxelles :
- Mise en conformité progressive selon le type d’IA développé ;
- Démarches volontaires encouragées via le Code de conduite ;
- Série d’évaluations et contrôles prévus jusqu’en 2031.
Dans cette course mondiale à la régulation technologique, chaque choix ou prise de position des acteurs majeurs façonne désormais le paysage numérique européen.