Galaxy Watch Ultra 2 : Samsung rend enfin Wear OS endurant

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Samsung_Ultra_2 — ADN

Avec quatre jours d’autonomie réelle, un écran à 5 000 nits et un GPS plus sérieux, la Galaxy Watch Ultra 2 change le regard sur Wear OS dehors.

17En bref

  • Quatre jours d’autonomie réelle sur Wear OS
  • Écran 5 000 nits pensé pour l’extérieur
  • Trail, GPS précis et santé plus exploitable

Partir trois ou quatre jours avec une montre Wear OS sans glisser un chargeur dans le sac, jusqu’ici, on n’y croyait qu’à moitié. Avec la Samsung Galaxy Watch Ultra 2, Samsung change ce rapport très concret à l’objet. Et pour l’écosystème mobile, ce n’est pas un détail.

Partir un week-end sans câble, ce n’est plus un fantasme

Le vrai basculement est là. La montre passe à 800 mAh, contre 590 mAh auparavant, soit environ 35 % de capacité en plus. Dans le même temps, le boîtier en titane descend à 10,7 mm d’épaisseur, contre 12,1 mm sur la première génération. Techniquement, c’est propre.

Sous le capot, Samsung s’appuie aussi sur le Snapdragon Wear Elite de Qualcomm, gravé en 3 nm. Et cette fois, les chiffres collent à l’usage. Avec luminosité automatique, suivi cardiaque continu, analyse du sommeil et entre 90 et 120 minutes de sport par jour, la montre tient quatre jours complets. En coupant l’Always-On Display et quelques mesures en arrière-plan, dépasser cinq jours semble possible.

Ce n’est pas le terrain des montres Garmin ou Coros, capables de durer des semaines. Mais ici, on parle d’une vraie smartwatch, avec applis, notifications et services connectés. Du coup, partir un long week-end de rando sans câble change franchement l’expérience.

Un écran taillé pour le plein soleil, pas juste pour la fiche

Dehors, l’autre saut est immédiat. L’écran Super AMOLED de 1,5 pouce grimpe à 5 000 nits, contre 3 000 nits avant. Sur sentier, ça veut dire des cartes, une fréquence cardiaque, un dénivelé ou une distance qui restent lisibles en plein soleil.

Le boîtier plus fin améliore aussi le confort au poignet, même si la montre conserve un gabarit assez imposant. La montre plaque mieux au poignet, gêne moins en course et passe plus facilement sous une manche. Samsung garde en revanche ce design assez particulier, entre montre ronde et boîtier carré. Il faut aimer, mais l’exécution tient la route.

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Samsung pousse enfin le curseur sport plus loin

Ce qui m’intéresse ici, c’est le signal envoyé. Samsung ajoute un profil Trail Running avec navigation virage par virage, profil d’altitude, suivi de l’ascension en temps réel et estimation des pertes hydriques. Un vrai profil plongée arrive aussi, développé avec Mares, pour suivre profondeur, température de l’eau, durée et vitesse de remontée.

Le GPS double fréquence L1+L5 va dans le même sens. Sur un parcours d’environ cinq miles, l’écart avec une montre Garmin de référence restait sous 50 mètres. Côté cardio, les mesures sont tout aussi proches. Sur trois heures de vélo indoor, la ceinture Garmin HRM-600 donnait 134 bpm de moyenne, contre 134,36 bpm pour la montre. En running avec intervalles, on relevait 156,44 bpm pour la ceinture et 156,04 bpm pour la montre. La musculation reste plus délicate pour le capteur optique, surtout avec des mouvements rapides du poignet.

La santé gagne en lisibilité, mais tout n’est pas réglé

La partie santé s’étoffe aussi. La fonction Vitals suit la nuit cinq signaux, fréquence cardiaque au repos, variabilité cardiaque, respiration, température cutanée et saturation en oxygène. Après sept nuits, la montre construit une base personnelle pour repérer des variations inhabituelles. S’ajoutent le Heart Health Score, le Daily Cardio Load, le Fitness Index, le sommeil et la composition corporelle par bio-impédance.

Bref, Samsung essaie de transformer un empilement de courbes en informations plus lisibles. Il manque quand même une chose pour une montre sportive, une couronne numérique ou une lunette rotative physique. Avec des gants, de la sueur ou en pleine course, l’écran tactile reste moins pratique. Certaines fonctions santé restent aussi liées à l’écosystème Samsung. Mais l’essentiel est là, Wear OS commence enfin à devenir crédible loin d’une prise.

Christophe Romei

Spécialiste Tech

Expert sur l'industrie du mobile depuis 2005

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