Disney dénonce ByteDance pour l’utilisation illégale de ses œuvres dans la formation de son IA

Image d'illustration. ByteDanceADN
Disney reproche à ByteDance d’avoir utilisé ses œuvres protégées par le droit d’auteur pour former son intelligence artificielle. Le groupe américain dénonce des pratiques abusives et pointe du doigt la société mère de TikTok dans cette affaire.
Tl;dr
- Disney accuse ByteDance de violation de droits d’auteur.
- L’outil Seedance 2.0 utilise des personnages protégés.
- Disney multiplie les actions juridiques contre l’IA générative.
Tensions croissantes autour de l’IA générative
Le lancement remarqué du nouvel outil d’intelligence artificielle Seedance 2.0, développé par ByteDance, a immédiatement déclenché une vague de réactions dans l’industrie du divertissement. Saluée pour ses capacités à générer des vidéos, la technologie n’a pourtant pas échappé à la controverse : dès ses premiers jours, elle s’est attirée les foudres de The Walt Disney Company. La société américaine estime que son immense catalogue de propriétés intellectuelles, des univers tels que Star Wars, Marvel ou d’autres franchises célèbres a été utilisé illégalement par le groupe chinois.
Lettre ferme et exemples précis à l’appui
Selon des documents obtenus par le média américain Axios, une lettre de mise en demeure aurait été adressée à ByteDance. Dans ce courrier, Disney accuse explicitement l’entreprise d’avoir bâti Seedance sur « une bibliothèque piratée de personnages protégés appartenant à Disney, comme si cette propriété convoitée appartenait au domaine public »». Plusieurs vidéos incriminées mettraient en scène, sans autorisation, des figures telles que Spider-Man, Dark Vador ou même Peter Griffin. Pour Disney, ces usages relèvent clairement de la violation du droit d’auteur.
Une bataille juridique qui s’intensifie
Il serait cependant réducteur de voir là un incident isolé. Depuis plusieurs mois, le géant américain multiplie les mises en garde face aux dérives potentielles de l’IA générative. À titre d’exemple, une procédure similaire avait déjà visé Character.AI en septembre dernier. Plus récemment encore, Google a été accusé par Disney d’avoir utilisé son contenu pour entraîner ses propres modèles d’intelligence artificielle.
Dans ce contexte tendu, il est intéressant de noter que toutes les initiatives IA ne sont pas systématiquement hostiles aux détenteurs de droits. Ainsi, Disney a récemment conclu un partenariat stratégique avec OpenAI, permettant à la start-up américaine d’utiliser officiellement certains éléments issus du catalogue Disney pour alimenter ses outils.
L’équilibre entre innovation et protection des œuvres
À mesure que se développe la puissance créative des technologies IA, les entreprises historiques cherchent à préserver leurs actifs tout en expérimentant avec prudence. Ce bras-de-fer met en lumière les enjeux complexes liés à la frontière entre avancées technologiques et respect du droit d’auteur. Pour nombre d’observateurs, l’avenir du secteur dépendra peut-être autant des tribunaux que des laboratoires d’innovation.