Avec Project Genie, Google vous permet de façonner vos propres mondes 3D interactifs

Image d'illustration. Google Project GenieGoogle / PR-ADN
Google lance Project Genie, un nouvel outil permettant aux utilisateurs de concevoir facilement des univers 3D interactifs. Cette initiative vise à démocratiser la création de mondes virtuels grâce à une interface intuitive et accessible au plus grand nombre.
Tl;dr
- Google lance Project Genie pour tester Genie 3.
- Accès réservé aux abonnés AI Ultra aux États-Unis.
- Exploration interactive d’univers générés par IA, sans mécaniques de jeu.
Une expérience immersive signée DeepMind
Les amateurs d’intelligence artificielle l’attendaient, c’est désormais officiel : Google DeepMind ouvre les portes de son dernier projet, Project Genie, à un public plus large. Loin d’un simple exercice technique, cette initiative dévoile au grand public la puissance de Genie 3, un système capable de générer des images et de réagir en temps réel à l’exploration d’environnements simulés.
Jusqu’ici réservé à l’entraînement d’agents IA, cet outil s’invite désormais dans les foyers américains via une offre exclusive.
Des conditions d’accès strictes mais prometteuses
Le privilège n’est pas donné à tout le monde. Pour franchir le seuil de cette nouvelle frontière numérique, il faut souscrire au très sélectif abonnement AI Ultra, proposé par Google pour la somme rondelette de 250 dollars mensuels. Autre critère : résider aux États-Unis et avoir au moins dix-huit ans.
Un ticket d’entrée élevé, certes, mais qui permet de toucher du doigt ce qui pourrait bien être l’avenir des environnements interactifs.
Trois modes pour explorer des mondes générés par IA
En pratique, les utilisateurs peuvent choisir parmi trois modes principaux :
- World Sketching, où le modèle Nano Banana Pro génère une image-source selon les descriptions fournies ;
- L’exploration libre des univers créés ;
- La possibilité de remixer ou de réinterpréter les créations existantes avec ses propres instructions.
Tout commence avec le « croquis » initial : il suffit de décrire son personnage, d’ajuster la perspective – première personne, troisième ou vue isométrique – puis d’affiner la scène avant de plonger dans l’environnement ainsi généré. À noter qu’il est possible de personnaliser davantage l’expérience en écrivant directement ses propres prompts sur des mondes déjà réalisés.
Limites techniques et perspectives futures
Attention toutefois à ne pas confondre ce système avec un véritable moteur de jeu. Si les rendus peuvent prêter à confusion par leur aspect ludique et leur gestion physique des interactions, aucune mécanique traditionnelle n’est proposée ici. Par ailleurs, chaque génération demeure limitée : soixante secondes seulement pour explorer un monde affiché en 24 images par seconde et en résolution 720p.
Malgré ces contraintes, difficile de ne pas reconnaître la prouesse technique réalisée par DeepMind. Une fenêtre ouverte sur ce que seront peut-être les environnements immersifs du futur – et un aperçu rare du travail mené ces dernières années par les ingénieurs du groupe californien.
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