Le pliable d’Apple mise sur des selfies de groupe bien meilleurs grâce aux capteurs arrière et à deux fonctions d’iOS 27. Avec quelques limites, déjà visibles.
En bref
- Apple cible enfin les selfies de groupe
- Les capteurs arrière 48 Mpx changent la donne
- Le concept reste fragile en usage réel
Apple a choisi un angle assez révélateur pour son iPhone Duo : faire des selfies de groupe un vrai argument de vente. Ce n’est pas anodin. Lors de son événement de septembre, le sujet a eu droit à un temps de scène visible, alors que Samsung et d’autres proposent des idées proches depuis des années.
Pourquoi Apple mise autant sur ce cas d’usage
Ce choix raconte surtout une chose. Jusqu’ici, l’iPhone n’était pas très souple sur ce terrain. Même sur l’iPhone 18 Pro, la caméra frontale Center Stage plafonne à 18 mégapixels. Sur l’iPhone Duo, la caméra interne tombe même à 12 mégapixels. Pour avoir 48 mégapixels, il fallait passer par les capteurs arrière, donc poser le téléphone quelque part, cadrer, lancer un minuteur et espérer que tout le monde soit prêt à temps.
Le pliable, attendu le 23 octobre, essaie justement de corriger ça. Et malgré un ticket d’entrée à environ 1 840 euros (2 000$), Apple y voit manifestement une vitrine pour la photo iPhone à venir.
Le pliable change surtout la qualité d’image
Le point clé, c’est moins le pliage lui-même que ce qu’il permet. En position tente, l’iPhone Duo peut utiliser ses capteurs arrière 48 Mpx pour un selfie de groupe. Sur le papier, le gain est simple : plus de définition, donc plus de marge pour recadrer, et surtout de meilleurs capteurs en basse lumière et en suivi de mise au point.
Apple met aussi en avant un suivi de focus dit intelligent. En pratique, on retrouve l’idée du verrouillage de mise au point des appareils photo dédiés : on touche un sujet, puis le système suit et ajuste la netteté même s’il quitte brièvement le cadre. C’est cohérent, et plutôt bien vu pour une scène avec plusieurs personnes qui bougent.
Deux fonctions d’iOS 27 pour remplacer le minuteur
L’autre nouveauté, c’est Smart Take. La fonction scrute les mouvements et déclenche automatiquement quand tout le monde s’immobilise un instant, en partant du principe qu’une pose vient d’être trouvée. Bon, il y aura forcément des ratés, yeux fermés ou flottement entre deux poses. Mais l’idée évite au moins la boucle minuteur, vérification, nouvelle tentative.
Dans iOS 27, Apple permet enfin de personnaliser les contrôles de l’app Camera. Du coup, Smart Take peut rester accessible directement si vous utilisez souvent ce type de prise de vue.
À côté, Duo Preview affiche un aperçu en temps réel sur l’écran avant. Les sujets peuvent donc corriger eux-mêmes leur pose. Utile, clairement, même si certains en feront sans doute un peu trop.
Un premier jet prometteur, avec des angles morts
Reste les limites. Pas de téléobjectif d’abord, alors que certaines compositions demandent de remplir davantage le cadre sans rapprocher physiquement l’appareil. En selfie à la main, ensuite, Apple pousse à ouvrir complètement le téléphone et à le retourner pour profiter des 48 Mpx. Le geste semble un peu maladroit à cause des bordures fines, avec un risque de toucher l’écran par erreur, même si les commandes de l’appareil photo basculent bien sur l’écran avant.
Et puis il y a le réel. Un iPhone Duo posé seul peut attirer le vol, ou simplement tomber. À 8,96 onces, soit environ 254 grammes, il paraît assez léger pour être bousculé par le vent ou un choc. Quant aux prises de vue avec l’écran avant contre le sol, beaucoup risquent de passer leur tour, malgré le verre Ceramic Shield 2. Résistant aux rayures, oui. Inrayable, non.