Apple prive l’UE des nouveautés iOS 18 et marque son opposition à Bruxelles

Image d'illustration. iOS AppleADN
Apple a annoncé que la prochaine version d’iOS 18 ne proposera pas certaines de ses nouvelles fonctionnalités aux utilisateurs européens. Cette décision marque une réponse ferme de l’entreprise aux exigences réglementaires de l’Union européenne.
Tl;dr
- Apple limite des fonctionnalités iOS 26 en Europe.
- Le DMA pousse Apple à adapter son écosystème.
- Des initiatives similaires émergent aux États-Unis.
L’Europe face à Apple : bras de fer autour du Digital Markets Act
Depuis l’entrée en vigueur du Digital Markets Act (DMA) en 2022, les tensions entre Apple et les régulateurs européens ne faiblissent pas. Cette législation, conçue pour renforcer la concurrence et limiter le pouvoir des grandes plateformes, bouscule profondément l’écosystème verrouillé du géant californien sur le Vieux Continent. Dès les premiers mois, la firme de Cupertino a dû multiplier les ajustements : ouverture à des boutiques d’applications tierces sur l’iPhone, compatibilité avec d’autres systèmes de paiement via la fonction tap-to-pay, ou encore passage au port USB-C.
Des concessions… mais à quel prix pour les utilisateurs européens ?
Pour se conformer aux nouvelles règles européennes, Apple a fait valoir des préoccupations majeures sur la sécurité de ses appareils. Ces inquiétudes prennent désormais une tournure très concrète : plusieurs fonctionnalités du futur iOS 26, attendues cet automne, seront tout simplement absentes pour les clients européens. Cette restriction ne se limite pas aux seuls possesseurs d’iPhone : selon les informations révélées par le Wall Street Journal, certains utilisateurs de Mac seront également privés d’options telles que « iPhone mirroring » ou « Live Activities ». À ce stade, la liste précise n’a pas été communiquée, mais il semblerait que la fonction « Visited Places » soit aussi concernée.
L’impact global d’un affrontement titanesque
Du côté américain et britannique, on observe ce bras de fer comme un affrontement entre deux forces irrésistibles : une Union européenne représentant un marché colossal pour Apple, et une entreprise parmi les plus puissantes au monde. Le débat prend une dimension presque philosophique : ces restrictions profitent-elles réellement aux consommateurs européens ? D’un côté, davantage de liberté d’utilisation ; de l’autre, la perte d’avantages technologiques exclusifs. À ce sujet, le vice-président juridique d’Apple, Kyle Andeer, rappelle que ces choix visent à prévenir « de réels risques pour la vie privée et la sécurité ».
L’Amérique prête à suivre ?
Les répercussions ne s’arrêtent cependant pas aux frontières européennes. Aux États-Unis aussi, le sujet commence à faire débat. Récemment, la représentante Kat Cammack (3rd district of Florida) a soumis le projet de loi App Store Freedom Act, directement inspiré du DMA européen. Ce texte propose notamment d’interdire certaines pratiques jugées anticoncurrentielles chez les opérateurs majeurs (plus de 100 millions d’utilisateurs), visant sans ambiguïté aussi bien Google qu’Apple. Toutefois, Android permet déjà l’installation facile de boutiques alternatives – contrairement au système fermé d’Apple. Reste donc une question ouverte : jusqu’où ira cette redéfinition du marché mondial des applications mobiles ?