Phénomène du « crowdfunding » solution alternative au financement
À la conférence LeWeb, l'américain Indiegogo a ainsi annoncé l'ouverture d'une filiale à Londres. « Plus de 30 % des projets financés sur notre plate-forme viennent d'autres pays que les Etats-Unis, affirme Danae Ringelmann, cofondatrice d'Indiegogo. Nous avons accueilli des campagnes provenant de 200 pays. Et la France constitue déjà un marché important. » Indiegogo a été l'un des pionniers du secteur. Créée en 2008, la plate-forme aurait déjà financé plus de 60.000 projets. Les montants levés vont de quelques centaines de dollars à quelques centaines de milliers. Indiegogo prélève une commission de 4 % sur les fonds récoltés quand l'objectif initial de levée est atteint. Si un projet n'arrive pas à se financer complètement, la commission monte à 9 % mais les fonds levés sont tout de même versés au porteur du projet – à la différence d'autres platesformes comme Kickstarter.
Kickstarter, autre géant du secteur, avait lui aussi annoncé son arrivée en Europe il y a un mois. Son cofondateur Yancey Strickler avait expliqué que son entreprise « commençait par le Royaume-Uni » mais que « beaucoup de marchés » étaient potentiellement intéressants. Depuis sa création en 2009, Kick-starter a accueilli plus de 70.000 projets, 40 % d'entre eux étant effectivement financés. Parmi les succès de la plate-forme, on trouve notamment Ouya, une console de jeux vidéo qui a réussi à lever 8,5 millions de dollars. Source et suite ici