Acheter de la musique via un mobile devient une chose de plus en plus naturelle.
Selon M:Metrics, les britanniques ont la plus grande pénétration de téléphones mobile à fonctions musicales d’Europe. Ce marché et ses évolutions préfigurent donc ce qui risque d’avoir lieu pour les autres pays développés : une industrie culturelle de plus en plus intrinsèquement liée au marché du mobile. Quelles conséquences, alors, pour la création artistique ?
On essaie souvent de nous faire croire que le business que mène l’industrie du disque ne conditionne pas la façon dont les artistes créent. C’est totalement faux, à commencer par la durée des morceaux. La standardisation amenée par cette industrie, liée autant aux contraintes de support (presser sur un vinyle) que promotionnelle (un titre assez court pour être diffusé sur les radios) a peu à peu défini des temps "optimaux" pour un morceau. Les titres dépassant les 5 minutes, chose courante autrefois, devinrent alors petit à petit des espèces hors normes ne pouvant sous aucun prétexte prétendre à une place de tube interplanétaire.Aujourd’hui, les chiffres de cette industrie concordent tous pour dire que c’est la musique numérique, et en particulier la musique mobile, qui va prendre le pas sur le support physique.En Grande Bretagne, là où le marché à ce niveau y est le plus avancé d’Europe, les téléchargements légaux constituent 80% de toutes les ventes de single et la moitié des charts.
Une bonne partie de ces téléchargements sont issus de plateformes mobile, portant à 1,3 million le nombre de morceaux achetés en un mois dans ce seul pays, à partir de téléphones mobile.Les barrières liées à la complexité du téléchargement et à la faiblesse de la pénétration 3G semblent bel et bien tombées, et acheter de la musique via un mobile devient une chose de plus en plus naturelle. Source et suite ici