Chine : un data center sous-marin alimenté par l’éolien pour l’IA

Image d'illustration. Câbles lumineux dans des serveurs futuristesGros plan de câbles lumineux tissant à travers des serveurs futuristes, mettant en valeur une technologie écologique avancée dans des nuances de bleu vibrant.
Au large de Shanghai, un data center sous-marin alimenté par l’éolien offshore illustre la volonté chinoise de répondre aux besoins croissants de l’IA tout en innovant sur le plan énergétique.
Tl;dr
- Première liaison directe entre data center sous-marin et éolien offshore.
- Projet pilote pour soutenir la croissance de l’IA en Chine.
- Investissement majeur pour répondre à la demande en puissance de calcul.
Vers une nouvelle ère numérique sous-marine
Ces dernières semaines, les regards se tournent vers l’est de la Chine, où un projet inédit vient de voir le jour. À environ dix kilomètres des côtes de Shanghai, dans la Lingang Special Area, une zone franche conçue pour attirer l’industrie de pointe, un centre de données subaquatique a été inauguré. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large : face à la montée en flèche des besoins en puissance de calcul générés par le développement de l’intelligence artificielle, le pays explore désormais les profondeurs marines.
L’océan au service des ambitions technologiques chinoises
Le site n’a rien d’anodin : à dix mètres sous la surface, ce centre construit par Shanghai HiCloud Technology, filiale du groupe coté Highlander, marque une première mondiale. Pour la première fois, un data center sous-marin est directement alimenté par un parc éolien offshore. Une connexion qui s’impose comme une réponse innovante au défi énergétique que pose l’essor exponentiel du numérique. Il faut dire que le secteur peine à contenir son appétit électrique, alors que les usages liés à l’IA, mais aussi à l’intelligence incarnée ou encore à la conduite autonome, ne cessent de croître.
Pilotage et perspectives : un pari sur l’avenir
Doté d’un investissement colossal, pas moins de 1,6 milliard de yuans (environ 232 millions de dollars), le projet affiche une capacité annoncée de 24 mégawatts. Ce chiffre peut sembler abstrait ; il traduit pourtant la volonté affichée d’expérimenter la faisabilité technique et économique d’une telle infrastructure sous-marine connectée aux réseaux terrestres d’informatique en nuage et de télécommunications.
Ce n’est d’ailleurs pas un coup d’essai pour Highlander. Auparavant, le groupe avait déjà engagé un chantier similaire au large de l’île tropicale de Hainan. L’idée ? Déplacer certaines infrastructures critiques loin des terres saturées tout en tirant profit du refroidissement naturel offert par les fonds marins.
Voici ce qui distingue ce modèle émergent :
- Installation offshore limitant l’emprise foncière,
- Refroidissement optimisé grâce à l’eau,
- Alimentation énergétique renouvelable.
- Avis et regards tournés vers l’avenir
Si certains visiteurs ont pu admirer récemment à Hainan des maquettes miniaturisées illustrant ces cabines high-tech immergées, c’est bien sur les côtes shanghaïennes que se joue aujourd’hui une partie du futur numérique chinois. Entre défis techniques et ambition écologique, cette nouvelle génération d’infrastructures pourrait bien ouvrir la voie à d’autres expérimentations internationales, voire façonner demain notre manière même d’aborder le stockage massif des données.