Avec l’arrivée de la 5G, la sécurisation des réseaux sera significativement renforcée par rapport à la 3G et la 4G. Néanmoins, elle ne sera jamais garantie à 100% ! Les architectures réseaux virtualisées créent de nouvelles surfaces d’attaque pour les cybercriminels.
Au-delà de l’augmentation des débits impliquant des transferts et téléchargements de données plus rapides, les objectifs de la 5G sont de mettre à disposition des avancées significatives dans les domaines de l’industrie, des transports ou encore de la santé.
La 5G s’appuie largement sur des architectures réseaux virtualisées, lesquelles apportent des bénéfices pour la sécurité et la performance des réseaux, mais en changeant le paradigme, cela contribue aussi indirectement à créer de nouvelles surfaces d’attaque pour les cybercriminels, d’où l’importance de repenser sa sécurité. C’est-à-dire, adopter une approche holistique qui prend en charge non seulement les aspects de sécurité de l’architecture, mais aussi la manière de renforcer la résilience des infrastructures utilisées.
Le chiffre d’affaires mondial de la 5G pourrait atteindre environ 225 milliards d’euros d’ici 2025
Cette évolution technologique 5G doit être conçue en prenant en compte des exigences de résilience, de sécurisation et de protection des données personnelles. A ce titre, l’Agence européenne de cybersécurité (Enisa) a émis des recommandations en matière de sécurisation des réseaux 5G. L’objectif est de créer un cadre commun à l’échelle de l’UE, ce qui permettra de garantir un niveau de sécurité suffisant pour les réseaux 5G, notamment lors de leur déploiement.
Normalisation des réseaux
Le rapport coordonné de l’UE sur l’évaluation des risques met en évidence un certain nombre de défis de sécurité importants qui sont susceptibles d’apparaître ou de devenir plus importants sur les réseaux 5G. Ces défis de sécurité sont principalement liés à :
– La disponibilité et à l’intégrité des réseaux, notamment en plus des problèmes de confidentialité.
– Les innovations clés dans la technologie 5G (qui apporteront également un certain nombre de sécurités spécifiques et améliorations), en particulier le rôle important accru des logiciels et le large éventail de
services et applications activés par les réseaux 5G
– Le rôle des fournisseurs dans la construction et l’exploitation des réseaux 5G, la complexité des liens entre les fournisseurs et les opérateurs et le degré de dépendance vis-à-vis des fournisseurs.
Une boite à outils a donc été publiée avec plusieurs objectifs qui devront être capables d’atténuer les principaux risques de cybersécurité des réseaux 5G, tels qu’ils ont été identifiés par l’UE. Des mesures seront prise en vue d’assurer un niveau adéquat de cybersécurité des réseaux 5G à travers l’UE avec des approches coordonnées entre les États membres.
Les objectifs de sécurité se renforcent mutuellement pour faire face aux risques identifiés dans ce rapport sur l’évaluation des risques et protection de la confidentialité, de l’intégrité et de la disponibilité des réseaux 5G :
- Renforcer la sécurité dans la conception, le déploiement et l’exploitation des réseaux;
- Relever les normes de sécurité de base pour la sécurité des produits et services;
- Minimiser l’exposition aux risques découlant du profil de risque des fournisseurs individuels;
- Éviter ou limiter les dépendances majeures à l’égard d’un seul fournisseur dans les réseaux 5G;
- Promouvoir un marché diversifié, compétitif et durable pour les équipements 5G, notamment le maintien des capacités de l’UE dans la chaîne de valeur 5G.

Catégories des risques et scénarios
