Tensor dévoile son robotaxi grand public

Image d'illustration. Robotaxi TensorTensor
Nouvelle marque, nouvelle ambition : ex-AutoX devient Tensor et promet un véhicule autonome personnel dès 2026. Un pari audacieux sur fond de recomposition géopolitique et d’IA générative.
Tl;dr
- Tensor annonce un robocar autonome pour particuliers.
- Affiliation probable avec AutoX malgré démentis initiaux.
- Lancement prévu dès 2026 dans plusieurs régions.
Une nouvelle identité pour une ambition mondiale
L’apparition de Tensor à San José n’est pas passée inaperçue cette semaine. Se présentant comme une « entreprise leader dans le domaine des agents d’IA », la société a dévoilé son tout premier véhicule autonome destiné au grand public. Ce projet, qui vise la série industrielle et la propriété privée, entend ainsi bousculer un secteur où les annonces se multiplient… mais où peu d’acteurs ont tenu leurs promesses.
Derrière Tensor, l’ombre d’AutoX
Le mystère plane toutefois sur l’identité réelle de cette nouvelle venue. Si Tensor affirme disposer de bureaux à Barcelone, Singapour ou Dubaï, elle évite soigneusement toute référence à la Chine ou à un quelconque passé commun avec d’autres entreprises du secteur. Pourtant, en remontant aux dépôts de marque du printemps dernier, on retrouve une connexion manifeste avec AutoX, développeur sino-américain réputé pour ses avancées dans la conduite autonome. Après quelques hésitations, un porte-parole de la société finit par admettre que « AutoX est désormais la marque Tensor ; toutes les activités en Chine ont été cédées et fermées ». Derrière ce changement de nom pourrait bien se cacher une tentative de contourner les restrictions américaines sur les technologies chinoises embarquées.
Lancement prévu et technologie embarquée
Quant au produit lui-même, il affiche des caractéristiques impressionnantes. Selon Amy Luca, directrice marketing chez Tensor, ce robocar s’annonce comme « un agent personnel incarné qui vous déplace ». La terminologie employée ne laisse guère de doute : il s’agit ici de surfer sur la vague actuelle de l’IA générative. Sur le plan technique, le véhicule embarque une panoplie complète :
- 37 caméras et 5 lidars pour cartographier l’environnement immédiat ;
- 11 radars et 10 capteurs à ultrasons pour gérer obstacles et distances ;
- 22 microphones destinés à capter le moindre son environnant.
Le calendrier annoncé fixe un lancement dès 2026 aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient.
Bataille d’annonces et réalités du marché
Mais si nombre d’acteurs tels que Tesla ou encore GM promettent depuis des années l’arrivée imminente du véhicule privé sans chauffeur — chacun jurant que sa solution sera bientôt disponible — aucune commercialisation massive n’a jusqu’ici vu le jour. Au-delà des prouesses techniques, restent donc les questions fondamentales : coût réel, fiabilité sur route ouverte et responsabilités juridiques. Les annonces spectaculaires continuent d’alimenter l’attente ; seule leur concrétisation permettra peut-être à ce marché de franchir enfin le cap du rêve à la réalité.