Quand l’IA devient complice du crime

Image d'illustration.IA CrimeADN
L'avancée rapide de la technologie ouvre des opportunités dans tous les types de criminalité. Il est impératif que la police intensifie ses efforts pour ne pas être distancée. Quels peuvent être les moyens d'y parvenir ?
TL;DR
- Les criminels exploitent de plus en plus l’IA pour commettre des délits
- Les arnaques utilisant des deepfakes se multiplient
- La police doit s’adapter rapidement à ces nouvelles menaces
Les criminels se tournent de plus en plus vers l’IA pour commettre des délits
Alex Murray, le chef de police national pour l’IA, alerte que la criminalité se tourne de plus en plus vers l’Intelligence Artificielle (IA). La facilité d’accès à ces technologies encourage les délinquants à les exploiter pour perpétrer des crimes toujours plus sophistiqués. La police est appelée à « réagir vite » pour contrecarrer ces nouvelles menaces.
Des « cambriolages » numériques en augmentation
Murray a exprimé son inquiétude face à l’augmentation des « cambriolages » numériques. Les fraudeurs utilisent la technologie des deepfakes pour se faire passer pour des cadres d’entreprises et tromper leurs collègues afin qu’ils transfèrent de larges sommes d’argent. Plusieurs cas ont été signalés dans différents pays, le premier du genre ayant visé une entreprise d’énergie britannique en 2019.
Des images de maltraitance générées par IA
En outre, le plus grand nombre de crimes liés à l’IA est commis par des pédophiles. Murray avance que ceux-ci utilisent l’IA pour générer des images et des vidéos représentant des abus sexuels sur des enfants. Cette technologie est également utilisée pour l’exploitation sexuelle, un type de chantage en ligne où des criminels menacent de divulguer des images indécentes des victimes à moins qu’elles ne paient de l’argent ou ne satisfont leurs exigences.
Des menaces multiples
Murray explique que les hackers recourent également à l’IA pour identifier les failles dans le code ou les logiciels ciblés et fournir des « zones de focalisation » pour les cyber-attaques. Il a également mis en évidence le danger que des chatbots apparemment inoffensifs incitent des individus à commettre des crimes ou des actes de terrorisme.
Face à cette situation, la police se doit de répondre rapidement aux défis posés par cette nouvelle forme de criminalité. La sophistication croissante de la technologie de l’IA et l’arrivée de plus en plus de logiciels de génération de textes et d’images semblent indiquer une recrudescence de son exploitation par les criminels.