OpenAI dément l’implication dans la vente de « jetons OpenAI » proposée par Robinhood

Image d'illustration. RobinhoodADN
OpenAI prend ses distances avec la plateforme Robinhood, qui propose à la vente des « tokens » présentés comme liés à l’entreprise d’intelligence artificielle. L’organisation affirme ne pas être associée à ces offres et met en garde contre toute confusion.
Tl;dr
- OpenAI dénonce la vente de ses tokens par Robinhood.
- Les tokens n’offrent aucune action réelle dans OpenAI.
- Risque d’écart entre valeur du token et valeur réelle.
Robinhood tente l’ouverture du privé aux particuliers européens
En pleine effervescence des marchés technologiques, Robinhood vient de lancer une offre qui ne laisse personne indifférent : l’accès à des « tokens » liés à OpenAI et SpaceX, destinés aux investisseurs européens. L’idée ? Permettre au grand public de s’exposer indirectement à des entreprises privées habituellement inaccessibles, en passant par une structure bien connue des financiers : le Special Purpose Vehicle (SPV). Selon la plateforme, ces véhicules servent à isoler le risque tout en ouvrant une porte vers les titres privés détenus par Robinhood, via l’émission de tokens échangeables.
L’indignation d’OpenAI face à la tokenisation sauvage
Mais le vent d’optimisme affiché par Robinhood a vite tourné avec la réaction cinglante de OpenAI. Sur X, la société fondée par Sam Altman s’est montrée sans équivoque : « Nous n’avons aucun partenariat avec Robinhood, nous ne cautionnons pas cette opération et n’y avons joué aucun rôle. » Surtout, elle rappelle que ces tokens ne confèrent aucune part sociale dans l’entreprise ni droit sur sa croissance future. Une manière pour OpenAI de couper court à toute confusion chez les investisseurs peu familiers avec ces montages financiers.
SPV : un accès indirect, mais à quel prix ?
À ce stade, il est utile de revenir sur ce mécanisme du SPV. En résumé, Robinhood loge ses parts privées d’OpenAI dans une entité dédiée pour sécuriser son exposition. Ensuite, elle propose au public d’acquérir des tokens qui représentent une fraction de cet actif, offrant ainsi une exposition – certes éloignée – à la société phare de l’intelligence artificielle. Un procédé qui existe déjà dans certains cercles spécialisés mais rarement mis sur le devant de la scène auprès du grand public.
L’engouement prudent pour la « tokenisation » des start-up stars
Pour les investisseurs attirés par cette ouverture inédite, attention toutefois : comme le rappellent certains experts du secteur, la valeur des tokens issus d’un SPV peut facilement dépasser celle de l’action sous-jacente, gonflant ainsi le risque financier. Par ailleurs, difficile d’ignorer que OpenAI, malgré sa notoriété fulgurante et sa valorisation estimée à 125 milliards de dollars, doit encore prouver sa capacité à concrétiser ses ambitions financières.
En bref :
– Les SPV élargissent théoriquement l’accès aux marchés privés.
– Mais ils soulèvent aussi leur lot d’incertitudes en matière de valorisation et de droits réels.
Alors que la « révolution » évoquée par le patron de Robinhood, Vlad Tenev, séduit certaines start-up avides d’innovation financière, rien n’indique pour l’heure que ce type d’offre séduira durablement un public plus large – ni qu’il remportera l’adhésion des acteurs historiques comme OpenAI.